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Entre Mairie et Clocher – Champdepraz

686 habitants, une altitude de 523 mètres, le charme des plus belles forêts de pins à crochets de toute la vallée et des lacs, les traces d’un passé minier important, l’écume d’un torrent impétueux dans un décor sauvage et féerique, une faune et une flore préservées au sein d’un Parc naturel de grande renommée, et plus bas ses châtaigneraies.

C’est Champdepraz.

Le nom des habitants est champdeprasiens

La position géographique la situe dans la basse vallée, sur la droite orographique de la Doire Baltée, à 40 Km d’Aoste

La fête patronale est le 24 janvier,  patron de Saint François de Sales

Le curé s’appelle Elio Vittaz

Le syndic s’appelle Angelo Lanièce

Couvrant une superficie d’environ 49 Km2, la commune de Champdepraz s’étend des 370 mètres d’altitude du point le plus bas sur la rive droite de la Doire Baltée aux 3.186 mètres des crêtes qui la séparent des vallons de Champorcher et de Clavalité. Son territoire comprend tout le bassin hydrographique du torrent Chalamy et s’insère pour ses deux tiers dans le Parc Naturel du Mont Avic.

Le chef-lieu se trouve à l’embouchure du torrent, à 523 mètres d’altitude, sur un promontoire au milieu des châtaigneraies, une position qui lui confère un charme et une beauté d’un caractère un peu sauvage.

La localité a acquis une grande notoriété grâce à l’institution du Parc naturel du Mont Avic. Le parc possède la plus vaste forêt de pins à crochets de toute la région et vante la présence de lacs et de zones humides en abondance.

Actuellement, la population de Champdepraz se concentre dans quatre principaux villages occupant la partie basse du territoire : le chef-lieu, Fabbrica, Le Sale et Viéring. Autrefois, elle était répartie sur 16 villages et, jusqu’à la moitié du 20ème siècle, les villages plus montagnards de Chevrère, Hérin, Crestaz et Gettaz des Allemands étaient encore habités.

Le nom de Champdepraz trouve probablement son origine dans les deux substantifs qui le composent : champ et praz (soit Prés) qui semblent vouloir revendiquer un passé très rural.

Deux hameaux (Boden, Gettaz des Allemands) témoignent de la seule présence, en des temps reculés, d’une population Walser sur la droite orographique de la Doire Baltée.

Durant la période médiévale, le village relevait de l’Autorité des Seigneurs de Monjovet. L’église paroissiale, située au chef-lieu et consacrée à Saint François de Sales, que l’on

célèbre le 24 janvier, remonte à la fin du 17ème siècle.

En 1870, nommé curé de la paroisse, vint s’établir à Champdepraz un personnage qui, par la suite, devint célèbre pour ses poésies en patois valdôtain, et dont le nom sera lié à jamais à la culture franco-provençale valdôtaine : l’Abbé J.-B. Cerlogne.

Champdepraz n’est pas particulièrement riche de monuments ou vestiges du passé. Son histoire, on la retrace surtout à travers les témoignages que les différentes activités humaines ont laissés au fil des époques.

Ainsi les habitations rustiques, construites à partir des matériaux trouvés sur place (comme la pierre et le bois) et les raccards témoignent d’une vie rurale intense.

L’extraction minière a elle aussi profondément marqué le territoire sur lequel elle a gravé une empreinte évidente.

L’actuelle église paroissiale ne conserve de la précédente qu’un tableau représentant la Vierge et l’enfant Jésus, Saint Maurice, Saint Grat et Saint Antoine.

Trois autres chapelles viennent compléter le cadre des édifices religieux présents sur le territoire : celle de Chevrère, celle de Crestaz et celle de l’Attente sont les plus anciennes. En 1900 furent également construites les chapelles de Gettaz des Allemands et de Fabbrica.

Le culte vaudois était lui aussi présent à Champdepraz, avec un temple construit vers la moitié du 19ème siècle dans le hameau de Viéring. Le hameau de Viéring est toutefois renommé même pour un vestige végétal.

À côté  de l’église paroissiale de Saint François, se trouve un musée ethnographique communal, où sont conservés les témoignages des activités minières de la zone ainsi que toute une série de photos et de documents sur le paysage, la faune et la flore locales.

À l’entrée du Parc, on trouve le Centre des Visiteurs avec son musée, ses photos, ses films et une salle polyvalente.

À Champdepraz, plusieurs organismes soutiennent la vie culturelle et sociale de la communauté. La bibliothèque bien sûr, mais pas seulement : le Comité des Manifestations de Champdepraz se charge du Carnaval historique et du Trophée Mont Avic. Et puis il y a la Pro Scuola.

La constitution du Parc Naturel du Mont Avic – dont le but est de préserver et valoriser un patrimoine naturel de grand intérêt – a ouvert les portes au tourisme. Mais ce n’est pas encore là que se fonde l’économie de l’endroit. À l’activité agro-pastorale qui, dès l’origine, caractérisa Champdepraz, s’ajouta, des décennies durant, une activité minière très intense. Aujourd’hui, seuls le marbre vert et quelques minerais sont encore exploités. L’agriculture est toujours pratiquée, la châtaigne y occupe une place importante mais l’élevage de bovins, ovins et caprins ne reste pas en rade. Quelques grandes entreprises se sont également installées sur le territoire et une centrale hydroélectrique a même été construite.

Avec deux tiers de son territoire insérés dans le Parc Naturel du Mont Avic, une activité agricole de petite envergure, quelques entreprises établies dans la partie basse, comment se dessine le futur de Champdepraz ?

C’est ainsi que le syndic et le curé décrivent leurs concitoyens :

Pubblicato / aggiornato il 14/03/2021 alle 20:30
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Categoria: Cultura / Video