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Entre Mairie et Clocher: Ayas

Environ 1.284 habitants, une altitude de 1.709 mètres au chef-lieu, un village qui n’en est pas un ou, plus exactement, une commune qui est une conglomération de plusieurs hameaux baignés par le soleil, balcon privilégié sur les cimes majestueuses de l’indolent Mont Rose

C’est Ayas.

Le nom des habitants est aiassins

L’altitude : est de 1.568 m à Champoluc et de 1.709 m à Antagnod.

La position géographique la situe dans la vallée du même nom à environ 29 Km de Verrès et 68 Km d’Aoste

La fête patronale est le 11 novembre à Antagnod, patron de Saint Martin, et le 26 juillet à Champoluc, patron de Sainte Anne

Le curé d’Antagnod s’appelle Roberto Favre et celui de Champoluc Pietro Panceri

Le syndic s’appelle Giorgio Munari

Le territoire de la commune s’étend sur une superficie de 130 Km2, partant de 1464 mètres d’altitude pour culminer à 4.226 mètres avec le Mont Castor. Le paysage y est très varié : glaciers et parois rocheuses côtoient prairies et pâturages. Le massif du Mont Rose, qui surplombe le territoire, en est le principal protagoniste et bon nombre des cimes qui le composent dépassent les 4.000 mètres.

Ayas est la plus haute commune du vallon qui porte son nom, parcouru par le torrent Évançon. Le nom Ayas ne correspond pas à une localité spécifique mais regroupe un conglomérat de 35 villages dont les plus connus sont : Antagnod (chef-lieu) ; puis Champoluc (le plus peuplé et renommé pour son domaine skiable) ; et Saint-Jacques (d’où partent les ascensions pour le massif du Mont Rose).

Les autres villages possèdent également charme et intérêt avec des édifices typiques dans le style Walser et quelques points historiques tout à fait caractéristiques.

Le territoire d’Ayas présente une particularité du point de vue religieux. Il possède, en effet, deux paroisses: celle d’Antagnod et celle plus récente de Champoluc.

Habité par les Salasses, puis utilisé par les Romains comme voie de passage pour atteindre la Suisse, Ayas fut cédé en 515 aux moines de l’Abbaye de Saint-Maurice d’Agaune dans le Valais. C’est de toute évidence en raison de cette appartenance que vinrent s’installer, principalement à Saint-Jacques, quelques peuplades de Suisse alémanique, les Walsers. Leur influence sur l’architecture et les coutumes locales est remarquable.

En 1200, le territoire passa entièrement sous la domination des Challant jusqu’en 1783, quand il fut affranchi.

Entre 1200 et 1630, les échanges commerciaux avec le Valais étaient très importants. Puis la peste, la glaciation et la réforme protestante furent autant de facteurs qui entraînèrent la décadence de ce commerce qui empruntait le Col Théodule pour ses transactions. 

Les villages d’Ayas abondent de témoignages ruraux et religieux anciens. L’expression architecturale la plus répandue sur le territoire se révèle à travers les raccards.

La Maison Challant à Antagnod, appelée plus communément “Maison Fournier”, était au 15ème siècle la demeure, comme son nom l’indique, des Seigneurs de Challant. Aujourd’hui, elle abrite une exposition permanente de l’artisanat valdôtain et la bibliothèque.

L’église paroissiale de Saint Martin, à Antagnod se présente aujourd’hui telle qu’elle apparaissait après les derniers travaux de restructuration dans les années 1800. Le clocher remonte au 15ème siècle mais, vers la moitié du 18ème, il fut rehaussé d’une dizaine de mètres et le sommet fut lui aussi modifié avec la construction d’une coupole surmontée d’une flèche.

À Champoluc,  une église existait déjà en 1659 mais elle fut reconstruite et dotée d’un clocher en 1715. En 1821, elle fut interdite en raison des piètres conditions dans lesquelles elle était réduite. C’est grâce à l’intervention du curé D’Andrès qu’elle refit surface en 1840.

À Ayas, les rendez-vous culturels ne manquent pas.

Parmi les évènements les plus connus il y a, bien sûr, le trophée Mezzalama, compétition de ski de randonnée à travers le Mont Rose qui se tient tous les deux ans et le Mezzalama Sky Race, course à pied jusqu’au refuge Mezzalama à 3036 mètres d’altitude.

L’envie de marcher et de prier se conjuguent à l’occasion des proccessions.

Après une période de grande ouverture, dans le haut Moyen Âge, caractérisé par un commerce florissant d’échanges avec le Valais, Ayas a par la suite subsisté – pendant des siècles – sur une économie agricole close et assez pauvre au point de provoquer d’importantes vagues d’émigration. L’arrivée du tourisme a donné un nouveau souffle à la communauté. Aujourd’hui, grâce à son prestigieux domaine skiable (qui s’entrelace aux pistesde Gressoney et d’Alagna) et ses nombreuses structures d’accueil, Ayas voit déferler, chaque hiver, une foule de touristes.

L’artisanat participe à la spécificité du territoire avec la production des zaccolé, les fameux sabots du Val d’Ayas, qui ont une valeur sociale et culturelle, mais économique aussi.

Ayas grâce à son territoire a su tirer profit d’une grande ressource : le tourisme, basé principalement sur la pratique des sports d’hiver et de l’alpinisme. Représente-t-il une source intarissable et durable ou faut-il envisager d’autres perspectives ?

C’est ainsi que les Curés et le syndic décrivent leurs concitoyens :

Pubblicato / aggiornato il 28/03/2021 alle 20:30
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Categoria: Cultura / Video