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Entre Mairie et Clocher – Étroubles

Environ 439 habitants, une altitude de 1.270 mètres, longtemps considérée la petite capitale du majestueux vallon au cœur duquel elle se blottit, à mi-chemin entre l’ancienne Augusta Prætoria (Aoste) et le col, fréquenté dès la plus haute antiquité, qui ouvre l’accès sur Octodure (Martigny);

C’est Étroubles.

Le nom des habitants est Étroubleins

La position géographique la situe dans la vallée du Grand-Saint-Bernard, à environ 16 Km d’Aoste

La fête patronale est le 15 août

Le curé s’appelle Klaus Sarbach

Le syndic s’appelle Massimo Tamone

À mi-chemin entre la capitale régionale et la frontière italo-suisse, la commune d’Étroubles se situe dans la partie moyenne du vallon du Grand-Saint-Bernard sur un axe qui, de tous temps, a joué un rôle important dans les communications avec le nord de l’Europe.

Le territoire de la commune recouvre une superficie d’environ 39 Km2 qui se développe entre 1210 mètres, altitude la plus basse, et 3708 m, la plus haute.

Au coeur d’un amphithéâtre délimité par de hauts sommets culminant autour des 3.000 mètres (Mont Vélan, Tête de Barasson, Mont Fallère, Tête de Faudry, Mont Chenaille, Salliaousa), Étroubles se parent de magnifiques forêts de conifères sur sa droite orographique, tandis que sur la gauche, mieux exposée, de nombreux villages se sont blottis à flanc de montagne, en amont et en aval du chef-lieu situé à 1270 mètres d’altitude. Seules exceptions, les hameaux de Échevennoz et Chez-Les-Blanc, se sont développés sur la droite.

La beauté du paysage alpin ne constitue pas la seule richesse, du point de vue environnemental, qu’offre le territoire qui est également peuplé d’une flore et d’une faune exceptionnelles.

Restapolis, ainsi que vient défini Étroubles à l’époque romaine, fut selon toute probabilité le lieu de résidence hivernal des troupes en faction au Col du Grand-Saint-Bernard, conférant à cette bourgade une certaine importance dès l’antiquité. Au 11ème siècle, le village et son territoire appartenaient à la seigneurie de Gignod qui était l’une des plus grandes du Duché. Étroubles se trouve sur la “Voie Francigène” qui relie les Îles Britanniques à Rome à travers l’Europe et le Col du Mont Joux (ancien nome du Grand-Saint-Bernard) et a donc vu passer tant de personnages de l’histoire, autorités, Saints, Papes, rois, empereurs. Celui qui, peut-être, a davantage marqué l’histoire du village est Napoléon qui séjourna à l’hospice d’Étroubles, en 1800, alors que sa campagne d’Italie le conduisait à Marengo.

Un peu pour la menace constante des avalanches en hiver, un peu pour assurer un moyen de subsistance supplémentaire à la population, l’affluence en toute saison de pèlerins, voyageurs et commerçants au Col du Grand-Saint-Bernard a permis à une activité particulière de se développer : celle des marronniers, reconnue officiellement par la Maison de Savoie en 1273.

Parmi les particularités qui se sont inscrites dans l’histoire du village, il en est une plus récente mais non moins intéressante : c’est à Étroubles que fut introduite, au 19ème siècle, la première laiterie consortiale par roulement valdôtaine, grâce à des échanges culturels avec la Suisse avoisinante où le système d’associationnisme entre producteurs laitiers existait déjà depuis longtemps.

Le bourg d’Étroubles est digne d’intérêt ayant su conserver  une atmosphère médiévale avec ses vieilles maisons restaurées avec des pierres locales et des toits en lauzes.

Au-dessus du village, dans le hameau de Vachéry, se dresse une tour construite au 12ème siècle. De propriété des nobles De La Tour D’Etroublese puis des Vacheria, elle passa de tour de guet à une fonction plus résidentielle comme en témoigne les ouvertures réaménagées.

En 1317, Étroubles eut un hospice qui demeura actif jusqu’au 19ème siècle.

L’église paroissiale, ornée de fresques, remonte au 12ème siècle et fut reconstruite en 1814. Le clocher, de style roman, date de 1480. l’église fut consacrée en 1847 et dédiée à Notre-Dame de l’Assomption, fêtée le 15 août. 

Cinq chapelles témoignent de la religiosité profondément sentie au fil des siècles. La plus ancienne est celle d’Échevennoz, construite en 1440 et dédiée Notre-Dame de l’Assomption et Notre-Dame des Neiges. Citons également les chapelles rurales de Vachéry, d’Éternod, de Bezet et celle du Paquier, toutes reconstruites successivement.

Pour un petit village de montagne, Étroubles sait décidément mener une vie intense du point de vue culturel et social.

Tout est là : des espaces récréatifs bien sûr pour les jeunes et les moins jeunes (jeux pour enfants, boules, pétanque, basket, tennis, sauna et bien d’autres), un parcours de la santé en pleine forêt, une piste de ski de fond illuminée, un gymnase polyvalent; mais aussi beaucoup de commerces (banque, pharmacie, coiffeuse, un petit supermarché, magasins de sport, etc.) Mais c’est surtout à travers ses manifestations que la commune d’Étroubles se caractérise le plus, grâce aussi, il faut le reconnaître, à une bibliothèque et une Pro-Locoqui, main dans la main, se donne beaucoup à faire.

L’agriculture a toujours été, à Étroubles comme presque partout en Vallée d’Aoste, l’une des principales ressources de la population. Mais dans cette charmante et ensoleillée petite localité, le tourisme s’est lui aussi taillé une place de choix. Tourisme de passage, vu l’emplacement de la commune sur un axe routier international, mais aussi un tourisme plus sédentaire, si l’on peut dire, puisque Étroubles offre de bonnes occasions, en hiver comme en été, pour se détendre et s’amuser sous le soleil ou sur la neige. Autrefois, les conditions d’enneigement permettait même à cette commune d’exploiter une piste de ski de descente. Aujourd’hui on peut pratiquer le ski de fond (même de nuit car la piste est illuminée), mais également de belles excursions à pied ou en raquettes et promenades.

Pour revaloriser la communauté, la municipalité a su intelligemment profiter des fonds structuraux de l’Union Européenne et réaliser des projets de grande envergure.

Une commune qui exploite ses richesses historiques et territoriales grâce aussi aux fonds sociaux européens, qu’envisage-t-elle pour le futur et comment se profile-t-il?

C’est ainsi que le Curé et le syndic décrivent leurs concitoyens :

Pubblicato / aggiornato il 07/02/2021 alle 20:30
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Categoria: Cultura / Video