2003 – Rien qu’une vache – La fécondation artificielle et l’activité de l’Anaborava
C’est depuis 1991 qu’est entré en activité, à Gressan, le centre génétique de la race valdôtaine. Il s’agit d’un complexe géré par des techniciens de l’Anaborava, c’est-à-dire l’Association Nationale des bovins de Race Valdôtaine.
Le centre joue un rôle fondamental dans les processus mis en œuvre depuis plus d’un siècle, puisque le livre généalogique de la race valdôtaine fut établi en 1892, et qui ont pour but d’améliorer la qualité du bétail inscrit dans ce registre divisé en deux parties, réservées à la pie rouge et à la noire-châtaine.
Actuellement, 42.132 têtes résultent inscrites dans le livre généalogique, dont 20.578 sont des vaches pour la majeure partie, 19 mille environ, élevées sur le territoire de la Vallée d’Aoste, alors que le reste, soit 1.700, est réparti dans les provinces piémontaises de Turin et de Cuneo.
Les exigences sur lesquelles s’appuie le choix des reproducteurs sont diverses : d’une majeure production de lait à la croissance morphologique du bétail, tout en tenant compte également des exigences des éleveurs de reines.
Selon les dernières données disponibles, il y a une nette différence entre la production moyenne de la pie rouge (qui, en 2002, atteignait les 3.791 Kg de lait) et celle de la noire-châtaine (qui, toujours l’année dernière était de 2.875 Kg). Une différence de plus de 900 grammes qui explique l’inquiétude du président de l’Anaborava, Augusto Chatel. Aussi bien la pie noire que la châtaine sont considérées à risque d’extinction, dans la mesure où les effectifs des bêtes adultes sont inférieurs aux cinq mille unités.
Et c’est justement au centre génétique de Gressan que se joue leur avenir, puisque désormais 84 % de la fécondation en Vallée d’Aoste est obtenue par voie artificielle, même si sur le territoire on compte encore 220 taureaux, utilisés dans autant d’étables pour les cinq mille fécondations naturelles, contre les vingt-sept mille effectuées par les vétérinaires de l’Anaborava.
En 2002, à Gressan, plus de 52 mille doses ont été produites qui sont conservées à la banque du sperme de la race bovine valdôtaine.
C’est à cette banque que les dix-sept vétérinaires conventionnés avec l’Anaborava et qui exercent en Vallée d’Aoste et dans le Piémont font recours, chaque semaine, pour prélever les doses nécessaires pour répondre à la demande des éleveurs.
Ce sont les éleveurs qui choisissent les reproducteurs. Ils ont pour cela à leur disposition deux catalogues qui, d’année en année, présentent les caractéristiques des taureaux sélectionnés.
Massimo Volget, de Brissogne, est un des dix-sept vétérinaires qui travaille au plan de lutte contre l’hypofertilité bovine. Il a reçu un appel de la famille Chamois de Nus.
Nous allons donc le suivre depuis le centre génétique de Gressan, où il a prélevé le matériel, jusqu’à Marsan de Nus, où se trouve l’étable de Carlo Chamois, élevage de pies noires et châtaines qu’il exploite avec sa femme et son fils.
L’une des meilleures occasions, pour les éleveurs, de vérifier l’efficacité des choix de reproduction, est certainement le moment où, après six mois de stabulation hivernale, les vaches retournent au pâturage.
Nous avons été invités par Rosella Frachey et Pierre Béthaz à assister à la “decorda” de leurs vaches. Les Béthaz sont propriétaires d’une étable réputée pour la qualité de leurs reines du lait et des cornes. Pour la reproduction ils ont recours aussi bien à la fécondation naturelle (grâce à un taureau de leur élevage) qu’à la fécondation artificielle (pour laquelle ils utilisent des reproducteurs sélectionnés du centre génétique).
C’est tout pour ce soir. Au cours de la prochaine émission, nous vous présenterons l’activité de la coopérative de traitement du lait de Pollein, l’une des plus petites qui opèrent dans notre région.
Pubblicato / aggiornato
il 27/07/2020 alle 21:12
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