2003 – Rien qu’une vache – La société d’élevage et les foires du bétail
Le mois d’octobre est, par tradition, un mois consacré aux foires aux bestiaux. C’est une occasion, encore en 2003, pour les éleveurs de présenter leurs vaches les plus belles et les plus productives.
Autrefois, on profitait de la foire pour confronter son propre bétail avec celui des autres propriétaires, ce qui permettait, entre autre, de vérifier les résultats de la sélection et des améliorations apportées à la race.
L’organisation des foires et la coordination des activités des éleveurs d’une commune est une tâche qui relève de la Société d’élevage.
Fondées sur une période qui s’étend du tout début du XXème siècle aux années 80, les Sociétés d’élevage sont actuellement au nombre de 72 et regroupent pour ainsi dire toutes les communes valdôtaines, si l’on considère qu’à Gressoney il n’y a qu’une seule société et qu’à Bard, depuis déjà des années, l’élevage de bovins n’existe pratiquement plus.
La dernière foire de 2003 s’est tenue à Gressan et a rallié les éleveurs de quatre communes qui, depuis toujours se distinguent par la qualité de leur bétail, comme Pollein, Charvensod, Jovençan et Gressan.
Germano Turille est Président de la Société de Jovençan depuis treize ans.
La foire de Saint-Christophe a représenté un autre moment important de confrontation pour cette saison d’automne. Elle comptait également la participation des éleveurs de Quart.
Cette commune a toujours été la plus riche en bétail, qui dépasse amplement les 1500 têtes, et détient aussi le record du plus grand nombre d’élevages sur son territoire.
C’est la Société d’élevage de Saint-Christophe qui a organisé la foire. Franco Raisin en est le président.
Dix jours plus tard, c’était le tour de Saint-Marcel où participaient également les éleveurs de Fénis, Nus et Brissogne.
A Saint-Marcel et à Brissogne les présidents des sociétés d’élevage sont deux jeunes âgés tous deux de 26 ans.
A Nus le président, Alessandro Lombard de Marsan, a 72 ans. Avec ses 6 vaches à lait, il prepétue le tradition des petits élevages familiaux, de grande importance, voire fondamentale, pour une bonne gestion du territoire.
En plus d’organiser les foires, les sociétés d’élevage ont conservé encore d’autres missions, mais elles ont aussi perdu plusieurs de leurs fonctions qui aujourd’hui sont intégrées aux activités de l’Association Régionale Eleveurs Valdôtains (l’Arev) et de l’Association Nationale Bovins de Race Valdôtaine (l’Anaborava).
Selon les présidents des sociétés, le rôle de ces associations est encore d’actualité? Et pour quelles raisons?
Les sociétés constituent donc encore aujourd’hui un point de repère pour l’agrégation des éleveurs, et poursuivent des fins toujours moins économiques mais peut-être d’une prévalence davantage sociale.
Aux présidents de Nus, Jovençan, Brissogne, Quart, Saint-Marcel et Saint-Christophe, nous avons demandé ce qu’ils pensent de l’avenir de l’élevage dans leur commune.
Sur ces déclarations pleine de confiance, qui cependant n’excluent certainement pas une quelque réflexion sur la situation difficile dans laaquelle se trouve l’élevage en Vallée d’Aoste, “Rien qu’une vache?” vous salue.
De juin, pendant 5 mois, nous vous avons accompagné pour connaître un monde fait de tradition et de modernité, au sein duquel cohabitent enthousiasmes et sacrifices.
Un monde où jeunes et anciens travaillent encore ensemble, partageant cette passion commune pour la “civilisation de la vache” qui est avant tout une culture.
Une culture liée à la montagne et aux gens de la montagne qui, malheureusement, traversent une crise profonde. “Rien qu’une vache?” vous a raconté les histoires de ces femmes et de ces hommes, leurs problèmes, leurs idées, leurs espoirs, qui maintiennent encore en vie nos montagnes
Pubblicato / aggiornato
il 24/08/2020 alle 20:30
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