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Rien qu’une vache – Le Centre d’Ollignan

Notre émission est consacrée au domaine agricole, sous ses différents aspects : cultures végétales, élevage, production de tous les dérivés possibles, culture montagnarde et traditionnelle. Au cours de nos rendez-vous hebdomadaires, nous avons donc visité plusieurs fois des exploitations agricoles. Elles sont fondamentales, en Vallée d’Aoste, non seulement pour leurs aspects économiques mais, surtout, parce qu’elles contribuent au maintien d’un milieu culturel et naturel de capitale importance.

Il y a toutefois une exploitation qui, tout en revêtant les mêmes vertus que les autres, se caractérise par un aspect principal  saisissant: elle permet à bon nombre de personnes défavorisées de trouver une occupation et de s’intégrer ainsi à plein titre dans notre contexte social.

Nous sommes en train de parler du Centre agricole d’Olligan pour personnes désavantagées.

Outre une exploitation agricole, le centre est un laboratoire qui permet d’obtenir une formation à travers la recherche de parcours éducatifs personnalisés, Mais il peut également être considéré une ferme sociale, qui  accueillit des personnes en situation de difficulté leur permettant de bâtir une vie pleine et riche.

A’ Ollignan, alors, une fondation constituée exprès s’engage pour promouvoir une offre d’intégration de travail à travers la formation professionnelle.

Le Centre Agricole, né en 1999, se trouve sur la colline de Quart, au centre d’un milieu agricole cultivé de façon biologique, dans un bâtiment tout récent, où les barrières architectoniques sont absentes.

Ils est évident que la gestion du Centre, qui doit conjuguer les aspects budgétaires à la promotion et à la mise en valeur des capacités des travailleurs, présente des aspects spécifiques.

La gestion économique de la Fondation Ollignan se base principalement sur les allocations venant de l’Administration régionale. En Vallée d’Aoste, les centres qui accueillent les handicapés sont nombreux, mais le Centre dont nous sommes en train de parler se distingue parque qu’il n’offre pas seulement des occasions de socialisation et d’emploi du temps : il se pose l’objectif de donner des capacités professionnelles de base.

L’initiative a germé au début des années Quatre vingt dix et la décision de bâtir un établissement à cet effet a vu le jour en 1995, quand la Région a accordé l’utilisation d’un terrain de sa propriété. En 2001, le Centre a ouvert ses portes aux usagers.

Le choix de proposer aux jeunes défavorisés une occasion de formation et de travail aurait pu se pencher sur de nombreux autres domaines. Alors pour quelle raison l’agriculture a été choisie, en écartant d’autres possibilités, telles que le travail industriel ou artisanal ?

Malheureusement le Centre d’Ollignan n’est pas accessible à quiconque étant handicappé: il faut avant tout être majeur et ne pas dépasser les 55 ans. Mais il faut surtout que la condition d’handicap ne soit pas d’une entité telle à compromettre une possibilité d’intégration réelle.

La candidature pour entrer à Ollignan ne peut pas être présentée directement par les aspirants ou par leurs familles. Ce sont les services de l’Assessorat de la Santé, du Bien-être et des Politiques sociales qui analysent chaque situation et jugent quels individus pourraient profitablement être insérés dans la structure. Ils signalent alors le cas à la Fondation, qui généralement est heureuse de compter sur de nouveaux bras.

Le moment est venu de faire la connaissance des usagers du Centre, qui bénéficient d’une petite bourse d’études mensuelle. « Usager », dans ce contexte, est une définition tout à fait correcte d’un point de vue bureaucratique, mais le terme est froid pour décrire, dans la réalité, les jeunes et les adultes – comme Fabrizio, Barbara, Sara, Nadine et Graziano – qui se consacrent aux activités qui leur sont destinées avec toute la passion et l’application possibles !

La Fondation, nous l’avons dit, se charge des tâches administratives et éducatives mais, pour ce qui est des capacités spécifiquement agricoles, elle profite de l’expérience de l’Institut Agricole régional, qui s’inscrit lui aussi parmi les membres fondateurs. Ce sont donc les professeurs et les techniciens chargés habituellement de la formation de nos jeunes agriculteurs qui veillent à la bonne réussite des cultures.

Les jeunes agriculteurs qui fréquentent le Centre d’Ollignan n’y habitent pas : ils arrivent le matin et, le soir, ils rentrent chez-eux. Les rythmes de la journées (surveillés par les opérateurs agricoles) sont bien structurés pour alterner les moments de travail, de formation, de repos et de socialisation.

Une visite de l’installation s’impose, maintenant ! Une ample surface est destinée à la culture d’un grand jardin potager où les légumes, les salades, les haricots, les tomates, les poivrons et les asperges sont les hôtes principaux des serres modernes.

Les méthodes employées pour la culture sont tout à fait respectueuses de l’environnement : elles peuvent se dire complètement bio.

Les légumes, ça va, mais ça ne suffit pas ! Le Centre a son propre jardin fruitier, qui a des dimensions réduites mais qui produit des fraises et des framboises formidables.

Un cot… cot… codet, le typique caquetage de la poule attire notre attention. Alors à Ollignan il y a aussi un poulailler !

Tout ce qui est produit à Ollignan a une destination : fruits, légumes et œufs, principalement, sont commercialisés auprès des restaurants et des magasins.

Les agriculteurs ont donc la possibilité de tirer satisfaction de leur travail non seulement en sachant que les fruits de leurs efforts sont appréciés par les consommateurs, mais également en se nourrissant eux-mêmes des produits cultivés. Le Centre d’Ollignan, nous l’avons dit, n’est pas résidentiel, mais les familiers consomment le déjeuner ensemble.

Notre visite approche à son terme. Nous avons bien compris que ce Centre joue un rôle important, dans la communauté valdôtaine. Mais nous avons également compris que les implications gestionnaires sont nombreuses et que le travail des administrateurs ne doit pas être si simple.

Si toute cette bureaucratie agace un peu la quotidienneté, les satisfactions ne manquent pas, parmi lesquelles la possibilité de travailler dans un milieu naturel et d’apprendre des techniques qui peuvent, par la suite, être appliquées même chez soi…

Pubblicato / aggiornato il 08/03/2021 alle 20:30
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Categoria: Cultura / Video