Rien qu’une vache – Parc du Grand-Paradis : faune sauvage et élevage d’animaux domestiques coexistent
Le parc naturel : un lieu où goûter la merveille de la nature ; un coin de monde où assimiler le charme de la montagne et rencontrer de très près les animaux sauvages. L’occasion pour vivre la nature comme expérience directe, tout en acceptant les restrictions et les responsabilités qui en dérivent. Nous tous nous avons expérimenté ces sensations, peut-être avec nos enfants, curieux d’épier un bouquetin au milieu des rochers ou d’apercevoir une marmotte qui se cache rapidement dans sa tanière. Mais que penseriez-vous si, dans une zone protégée, il vous arrivait de rencontrer une vache ? Ou un dindon ? Eh bien, vous devez savoir qu’un parc naturel, royaume incontesté de la faune sauvage, ne l’est toutefois pas obligatoirement de façon exclusive.
L’émission d’aujourd’hui va raconter de quelle façon, à l’intérieur d’un parc comme le Parc National du Grand Paradis, faune alpine et animaux domestiques peuvent coexister.
Une coexistence qui remonte à la nuit des temps et qui n’a, tout compte fait, pas posé de grands problèmes jusqu’au moment de la constitution du Parc National du Grand Paradis. Quand (sur une concession du Roi Victor-Emmanuel III) la surface de 75 mille hectares, à cheval entre Vallée d’Aoste et Piémont, fut destinée à devenir le premier parc national italien, les choses ont changé. L’équilibre de la cohabitation naturelle entre faune sauvage, faune domestique et hommes a été troublé par des règlements et des normes. Mais, dans les trois vallées de Cogne, Valsavarenche et Rhêmes, l’élevage (principalement de vaches, de chèvres et de brebis) a survécu et il compte sur quelques 450 alpages.
Si la nouvelle définition des limites géographiques du parc a produit un léger rapetissement de la surface globale, la question se pose si ce nouvel arrangement a eu des conséquences sur l’élevage.
Un éleveur à l’intérieur d’une zone protégée a les mêmes possibilités que ceux qui conduisent une exploitation ailleurs. Il faut toutefois tenir compte de quelques inconvénients. En témoignent Massimiliano Glarey, conducteur d’alpage à Valnontey, qui a choisi de continuer l’activité que menait déjà son grand-père, et Giuseppino Bich, éleveur qui loue un alpage à Valsavarenche.
Les anciens exploitèrent ce territoire en utilisant, pour se déplacer les sentiers hérissés ou le dos d’un mulet (s’ils avaient la chance de l’avoir, bien sûr !). Les choses n’ont pas changé avec le temps : aujourd’hui les voitures et les camionnettes n’ont pas droit de cité sur les chemins ruraux à l’intérieur du parc. Qu’en est-il pour les éleveurs ?
En effet, la question n’est pas seulement d’atteindre les pâturages pour la saison d’alpage et de revenir quand elle est terminée. C’est forcément vrai que…
En outre…
Ce gap peut cependant être réduit par les alternatives offertes par le parc. En quoi consistent-elles, au juste?
Et comme le but est aussi celui de faire connaître le parc, une activité-pilote d’accueil d’étudiants de l’école agraire a démarré.
Dans ce sens-là, oeuvrer à l’intérieur d’une aire protégée peut devenir un atout.
La question qui nous vient à l’esprit est maintenant une autre : avec quels résultats la faune sauvage du parc et le bétail cohabitent à l’intérieur d’un même territoire?
Superposition de faune sauvage et domestique signifie aussi utilisation du même fourrage et cela cause des problèmes pour l’hiver aussi, parce que c’est en alpage qu’on fauche les foins pour tout le reste de l’année.
Bien évidemment et malgré toute précaution, la coexistence n’est pas pacifique avec les sangliers et les renards. Mais pas seulement dans le sens que les sauvages troublent les domestiques : le contraire peut très bien arriver aussi. Toutefois…
Le loup, justement : après une longue absence, il a fait son retour dans le Parc du Grand Paradis. Un retour qui, s’il n’est pas encore stabilisé, ne peut pas être inaperçu. La prédation étant le propre du loup, de nouveaux équilibres écologiques pourraient en sortir. De petites précautions de la part des éleveurs se rendraient alors nécessaires.
Mais quelle est l’entité de sa présence, à ce moment ?
Et les éleveurs, qu’en pensent-ils ?
Sur le plan environnemental, qu’est-ce que l’élevage du bétail produit ?
L’acheminement de projets innovateurs, une action de monitorage continu de l’habitat, ajoutés aux subventions accordées par la Région, ne sont néanmoins pas suffisants à contenir l’impasse qui, à présent, intéresse l’élevage dans le parc.
Et peut-on en déduire les causes?
Quelques autres perplexités encore traversent l’esprit du directeur du parc.
Alors bien sûr, pour surmonter les difficultés qui se posent, il faut une bonne coopération entre l’organisme du parc et les éleveurs.
Tout compte fait…
Pubblicato / aggiornato
il 07/02/2022 alle 21:38
Visualizzato volte
Categoria:
Cultura / Video