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Rien qu’une vache – Une journée avec un vétérinaire (Première partie)

Être éleveur ne signifie pas seulement se consacrer à l’activité de routine dans l’étable, à la montée en alpage pendant l’été, à la traite du lait ou à la production des fromages. Un bon éleveur doit principalement prendre soin de la santé de son bétail et cela est d’autant plus vrai aujourd’hui que la notion de bien-être a commencé à toucher le domaine animal aussi.

La personne de référence du point de vue sanitaire de l’éleveur est ainsi le médecin vétérinaire. Près d’une vingtaine sont les vétérinaires qui, en Vallée d’Aoste, s’occupent des bovins et chacun travaille dans une zone spécifique.

Nous avons accompagné l’un de ces médecins d’étable en étable, tout au long d’un après-midi serré de rendez-vous. Dans l’émission de ce soir, nous allons donc vous raconter comment une journée type se déroule.

D’étable en étable, les journées sont toujours différentes et des imprévus peuvent toujours arriver.

Dans ce cas, une écographie s’avère indispensable. Notre vétérinaire se prépare comme il convient : blouse, gants, couvre-chaussures… et échographe, bien évidemment.

D’après l’examen écographique…

Avant même d’être la saison de rentrée à l’étable – après l’été passé aux pâturages – l’automne est, pour l’éleveur, le temps des premiers vêlages. Il faut alors que le vétérinaire contrôle, avec rigueur, comment les vaches mènent leur gestation… spécialement si la vache est l’une des reines qui se sont classifiées pour la  Bataille !

Traditionnellement, après les premiers signes qui annonçaient le vêlage, l’éleveur intervenait immédiatement pour prêter assistance à sa vache. De nos jours, les vaches vêlent, normalement, toutes seules : nul besoin de les aider ni de les secourir. Il est toutefois important que l’éleveur veille afin de prévenir toute anomalie qui peut se vérifier et appeler, si nécessaire, le vétérinaire.

En tout cas, la naissance du veau reste, pour l’éleveur, un moment de grande émotion.

De jour comme de nuit, si l’éleveur craint pour la santé de sa vache, le vétérinaire devient son fidèle point de repère.

Une profession, celle du vétérinaire, qui demande véritablement de se tenir toujours sur ses gardes.

Pas facile de conjuguer travail et vie familiale, alors ! Mais tout peut se faire quand c’est la passion qui a fait choisir un métier…

Dans l’étable de Edy Bianquin, il y a maintenant une autre vache à contrôler.

Notre vétérinaire conseille à Monsieur Bianquin de faire des lavages désinfectants à la vache. On pourrait se demander si l’éleveur fait toujours confiance à son médecin…

La question qui maintenant se pose concerne le rapport entre éleveur et vétérinaire : un rapport de pleine confiance, dans lequel le vétérinaire n’est pas seulement un médecin, mais un guide aussi.

Dans cette logique et face aux transformations récentes qui ont intéressé le secteur zootechnique, le vétérinaire doit travailler sur toutes les facettes de la profession, pour laquelle on envisage une véritable évolution.

En tout cas, nul besoin d’appeler le vétérinaire chaque fois qu’un problème se produit. Souvent, c’est l’éleveur qui fait tout seul le diagnostic. Mais c’est tout aussi vrai qu’il a, parfois, l’exigence d’être rassuré par un expert. Voilà une autre tâche encore du vétérinaire !

La journée de notre vétérinaire n’est pas encore terminée : au cours de cet après-midi d’automne, il y a un dernier rendez-vous. Nous nous rendons alors dans l’étable de Rudy Fiou, car une de ses vaches vient, malheureusement, d’avorter.

Une thérapie pharmacologique se rend, cette fois, nécessaire. On doit préparer l’ordonnance.

Au cours de l’émission de ce soir, visite médicale après visite, nous avons jeté un coup d’œil sur la journée type du vétérinaire et nous avons pénétré, ainsi, un domaine professionnel bien florissant en Vallée d’Aoste. Il en est découlé l’idée d’un métier absorbant, qui requiert beaucoup d’énergies, un effort d’adaptation continuel et quelques renoncements, aussi, aux projets personnels. Tout compte fait, une question nous est venue à l’esprit : s’agit-il d’une profession masculine ? Nous l’avons posée à notre vétérinaire.

Pubblicato / aggiornato il 28/02/2022 alle 20:30
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Categoria: Cultura / Video