Printemps Théâtral 2025
(©Federachon valdoténa di Téatro Populéro) -
Direttivo Fvtp
La 44e édition du Printemps Théâtral, le rendez-vous printanier en francoprovençal organisé par la Fédérachon Valdoténa di Téatro Populéro (FVTP) et soutenu par la Région autonome Vallée d’Aoste à côté de la Saison Culturelle 2024/25, fera ses débuts le samedi 15 mars 2025 à 21h au Théâtre Splendor.
Selon le calendrier ci-dessous, au cours des 9 soirées, 17 compagnies valdôtaines de théâtre populaire joueront des pièces drôles jusqu’au dernier spectacle, le samedi 10 mai, et chaque soirée sera animée d’une pièce à l’autre par des musiciens.
Billets : Les billets seront disponibles le soir de chaque spectacle au guichet du Théâtre Splendor – 0165 235410, à partir de 20h. L’entrée coûte 10 euros par personne et 2 euros pour les jeunes âgés de moins de 14 ans (avec document d’identification) et pour tous les membres FVTP. La place de ceux qui ne se présenteront pas au théâtre entre 21h sera revendue.
Il y a aussi la possibilité d’acheter un bon de 30 euros, quatre entrées pour le prix de trois, en écrivant à federachonvtp@gmail.com.
L’achat des billets en ligne sera actif dans un bref délai sur webtic.it, section Vallée d’Aoste – Saison Culturelle, avec dernière prévente à minuit la veille du jour de chaque spectacle.
«Je suis heureux de présenter la 44e édition du Printemps Théâtral – dit Yro Porliod président FVTP – car cet événement est toujours apprécié tant par tous les membres de notre Fédérachon que par notre public et aussi pour souhaiter la bienvenue, dans la famille FVTP, à une nouvelle compagnie: Le Redzetón de l’Abé de Saint-Nicolas. Une entrée qui nous donne l’espoir de poursuivre une tradition théâtrale basée sur la valorisation de la langue francoprovençale en presentant chaque année des pièces drôles, mais qui font aussi réfléchir».
Samedi 15 mars 2025
La compagnie mixtes La Tor de Babel avec la pièce L’è po hen que semble.
Une pièce… un voyage dans un musée de l’imaginaire collectif… qui impliquera le public.
«Cette année encore plus d’énergie avec une nouvelle entrée, Èloan Benato parmi les jeunes acteurs – dit Ettore Champrétavy, président de La Tor de Babel depuis le début – et le retour de Annie Lavy, Margot Panont, Paul Vallet et Yannick Vallet sur scène avec nous. J’espère que le public passera un bon moment et que tout se passe bien!».
La Tor de Babel est née en 1993. Une troupe « hors des confins » qui réunit acteurs qui viennent de différentes municipalités de la Vallée d’Aoste unie pour le plaisir de fée riye, ameuzé, danché, tsanté é reboudjé lo queur é l’ama et qui refuse la vulgarité et la banalité. Pendant toutes ces années plus de 150 acteurs, avec leurs patois différents, ont permis de représenter quelques centaines de personnages.
La Tor de Babel, avec les pièces «Payoule» écrite par Ettore Champrétavy et Paul Vallet et «La Caèya», a gagnée le Prix Magui Maquignaz en 2008 (2ème édition) et l’un de trois en 2016 (8ème édition)
La compagnie de Brusson Le Falabrac avec la pièce Ou sémbiae un djor comme touì y atre.
Une pièce… au final, tout ce qui brille n’est pas or.
«Gaëlle Gens et Didier Trevès feront leurs débuts au Printemps, même s’ils sont dans la compagnie depuis deux ans et, en parlant des débuts, Le Falabrac a participé au Printemp pour la première fois il ya a vingt ans, en 2005 – dit Ivano Favre président de Le Falabrac pendant deux ans –. Nous espérons que la pièce de cette année amusera beaucoup le public, mais en même temps le fera réfléchir sur les situations inattendues que la vie peut nous présenter».
Petite histoire de Le Falabrac: Le bulletin hebdomadaire de la paroisse du 30 novembre 2002 informe que le groupe philo-dramatique de Brusson commence son activité. De sorte que la compagnie de théâtre a été fondée en 2004 avec le nom Le Falabrac (personne taquine et vivante) et en 2005 elle fait ses débuts dans le Printemps Théâtral.
Depuis 2007 la troupe est identifiée par un hibou, symbole d’ironie, sagesse et jolie balourdise et un hibou plus petit identifie la brigade des jeunes acteurs née en 2006 : les Falabraquïn. Le Falabrac, autodidacte et autogérée, a commencé à adapter des pièces existantes et à les écrire ensuite elle-même.




Samedi 22 mars 2025
La compagnie de Jovençan La Ville de Cordèle avec la pièce Cazemir i Moulin Rouge.
«Cette année nous accueillons Alyzée Angelica Comé e Martino Nelson Brunodet parmi les jeunes de la compagnie et aussi le retour de Terence Tesserin – dit Armanda Montrosset la présidente depuis le début de La Ville de Cordèle – La pièce de cette année est née par hasard d’une blague dans le choix du thème à développer et nous espérons que le public s’amusera autant que nous lors des répétitions».
La Ville de Cordèle est née en 1979 grâce à Armanda Montrosset, au curé de la paroisse Andreino Colliard et aux jeunes de Jovençan. Son nom évoque le lieu où s’étaient établis les Salasses et où, tout près de la chapelle Saint-Georges, il y a encore des ruines d’une tour médiévale. Chaque année le 1° février (fête patronale de Jovençan) elle joue des pièces pour le bon humour du pays.
Au Printemps Théâtral à partir de 1980, sauf quelques éditions, La Ville de Cordèle propose toujours des pièces autour les problèmes sociaux et politiques de la vie quotidienne valdôtaine et des valdôtains.
La compagnie de Nus Lé-z-amì dou patoué avec la pièce Dé to tchéca pou ché fae.
«Ce sera une pièce amusante pour tout le monde, public et nous qui sommes toujours heureux de revenir au Printemps même si le temps sur scène semble toujours trop court après des mois de répétitions – dit Luca Elex président de Lé-z-amì dou patoué depuis 2012 et acteur – et pour ce qui me concerne, l’engagement au théâtre, n’est pas toujours facile à concilier avec le travail mais reste un moment de légèreté sans prix».
Née en 1997 par la volonté de Germain Vuillermoz pour l’amour du pays et pour ne pas laisser mourir le patois, la troupe est formée par de acteurs très vifs et brillants, qui jouent des pièces écrites par eux-mêmes et qui ont la volonté de s’amuser et d’amuser les spectateurs.
Pour la compagnie, le Printemps Théâtral est toujours un grand et attendu événement qui permet de faire du théâtre et de maintenir vivante la tradition en racontant des histoires drôles ou en revisitant la vie quotidienne avec humour, ironie et passion, pour s’améliorer et pour ne pas oublier les ancêtres et leurs œuvres




Vendredi 28 mars et samedi 29 mars2025
La compagnie de Charvensod Le Pégno Digourdì avec la pièce Dedeun Defoua 2
«”Dedeun Defoua 2”est le résultat d’un project plus vaste (Ciak, Sipario !), financé par Celva et démarré à l’automne dernier, dont l’objectif était d’intégrer l’art cinématographique à l’art théâtral avec des ateliers – dit Jordy Bollon, responsable de Le Pégno Digourdì et acteur dans Le Digourdì –. De ces ateliers est née une production qui a comme particularité l’utilisation de la cinématographie dans le scénario théâtral. Depuis leurs débuts Le Pégno Digourdì ont gagné beaucoup plus de confiance, grâce également à l’expérience des laboratoires et, avec les débutants au Printemps (Alice, Amélie, Anaïs, André, Désirée, Elodie, Julien, Marie Claire, Nicholas, Philippe, Rémy), arriveront bien chargés sur scène. Je suis satisfait de leur travail et du chemin parcouru avec les collaborateurs et les professionnels ».
La compagnie Le Pégno Digourdì est née en 2023 d’une idée de Jordy Bollon à la fin de l’été 2022. Depuis il a commencé à rechercher dans l’école de Charvensod, aussi avec l’aide des enseignantes, des enfants les plus enclins à faire du théâtre. Avec le but de donner une nouvelle vie à la réalité théâtrale de Charvensod, déjà poursuivie par Le Digourdì, la troupe a de jeunes entre 6 et 14 ans.
La compagnie de Charvensod Le Digourdì avec la pièce A caqueun lo tsafiaou teurie pa.
« Cette année nous sommes très heureux de présenter la pièce en deux soirées – dit Fabien Lucianaz président de Le Digourdì depuis 2021 –, afin de pouvoir satisfaire notre public fidèle et ceux qui souhaitent venir nous découvrir ».
La compagnie Le Digourdì est née le 15 octobre 2008 après ses débuts dans la salle de la bibliothèque de Charvensod le 17 mai 2008. Son nom vient d’un épisode amusant quand la mère d’un des acteurs a dit à son fils : « Dèh, fé pa tan lo digourdì, eh ! » ou digourdi est… un petit malin.
Les pièces sont toujours écrites par les acteurs qui sont de plus en plus engagés dans différents projets (vidéos, courts-métrages, CD) au but de poursuivre le patois en manière innovante, sympa et réfléchie. La compagnie avec la pièce Todzò pi digourdì du 2018 écrite par elle-même, a gagnée l’un de trois prix à l’11ème et la dernière édition de la remise du Prix Magui Maquignaz en 2019 et s’est classée troisième à la Fita di Téatro du 15 octobre 2022.




Samedi 5 avril 2025
La compagnie de Bionaz Le Pégno Squiapeun avec la pièce Tsertsèn la fourtin-a
«L’énthousiasme de ce groupe de jeunes squiapeun est de plus en plus vif, puisque cette année sont appelés à jouer une pièce exigeante et complexe – dit Paola Petitjacques responsable avec Danilo Petitjacques de la jeune compagnie – Après deux mois de répétitions, Danilo et moi sommes satisfaits et pensons qu’ils sont prêts à vous montrer leur savoir-faire ».
La troupe de Le Pégno Squiapeun (meinoù) est née en 2001. Un exemple depuis suivi par d’autres groupes : l’entrée des jeunes acteurs sauvegarde le patois et le futur de chaque compagnie. La jeune troupe, a également joué avec les adultes de Le Squiapeun, mais le 3 mai 2014 monta seule en scène, remplaçant la compagnie absente de Le Fripón ((mèinoù) de Valtournenche.
Au fil du temps crées beaucoup des Pégno jouent dèsormais avec les adultes de Le Squiapeun.
La compagnie de Saint-Marcel Le Tan pe ri-ye avec la pièce Tèria dret
« Cette année pour créer la pièce nous avons travaillé à l’envers en partant de la scénographie, en recherchant les objets accumulés au fil du temps dans notre entrepôt – dit Elisa Pieiller la présidente de la compagnie depuis 2016 – De plus, Giuseppe Cerise, habituellement notre collaborateur et autrefois un peu plus qu’un figurant, jouera sur scène pour la première fois ».
Le nom Le Tan pe ri-ye résume exactement l’esprit et la façon de vivre le théâtre : solidarité et moments agréables font que les personnages sont drôles et toujours amusants ! Les pièces sont écrites par les acteurs et leur devise, pour saluer le public et les supporteurs Mar’oulèn, est toujours : Tan Pe Ri-ye vou saluon é vou djon a la prumie !.
Au Printemps Théâtral depuis le 26 avril 2003 avec la pièce Erba di tien, la compagnie a gagné en 2010 le quatrième prix du concours Magui Maquignaz avec la pièce Alisse î moundo dî merda-fér écrite par elle-même et au fil du temps, participant à la Fita di teatro, le concours biennal au sein de la Fvtp, la troupe se classait souvent parmi les premières places, remportant le Trophée en 2013 et 2022 et la deuxième place en 2024.




Samedi 19 avril 2025
La compagnie de Saint-Nicolas Le Redzetón de l’Abé avec la pièce Lo beillè di pétchà
«Presque pour plaisir, j’ai pensé – dit le président Stefano Porliod –, avec Annie e Didier Coutier, déjà dans la Tor de Babel, de recréer une troupe théâtrale dialectale recherchant d’acteurs, pas seulement parmi des amis pour commencer cette aventure, et donnant le nom à la compagnie grâce à Raimondo Paillex qui l’a proposé. Nom lié a Saint-Nicolas, plus précisament à l’Abbé Jean Baptiste Cerlogne qui métaphoriquement représente l’arbre qui donne toujours nouveaux bourgeons (redzetón). Nous esperons que le public, pas seulement de notre pays, s’amusera et pourra se passioner à nous. En juillet, nous jouerons à la « Sagra della selvaggina » de Saint-Nicolas et d’autres idées tourbillonnent déjà dans nos têtes. Bien merci à la Fédérachon, qui nous a très bien accueilli, à la Commune de Saint-Nicolas pour la salle de répétition et à Aldo Marrari pour les précieux conseils ».
La compagnie «Le Redzetón de l’Abé» est née le 30 septembre 2024. Avec les 14 acteurs dont certains très jeunes, la nouvelle troupe donne une autre chance théâtral à Saint-Nicolas aprés « La Compagnì di Téatro » qui, fondée en 1978 par des jeunes du pays avec l’aide de Henri et Aurelio Armand déjà dans l’ancienne compagnie des années 70, a cessé son activité en 1982.
But de Le Redzetón de l’Abé est s’amuser et amuser avec de drôles pièces, mais qui font réfléchir.
La compagnie de Arnad La Compagnì dou Beufet avec la pièce Ren sé fèi, ren sé ron… tot tsandze
Une pièce… une femme « Docteur Frankenstein » et ses idées folles. « Nous sommes très heureux de revenir au Printemps – dit Riccardo Praduroux, président de La Compagnì dou Beufet depuis 2022 –. L’idée pour cette pièce est née en pensant à nos origines, dont étaient les pièces totalement comiques. Nous nous sommes donc inspirés du film de Mel Brooks pour développer l’intrigue. Nous espérons que le public l’appréciera et s’amusera beaucoup, autant que nous pendant les répétitions… que se terminent le plus souvent par une fête ».
La Compagnì dou Beufet est née le 12 janvier 1963 débutant à l’école élémentaire à l’occasion d’une véillà organisée par un des jeunes Arnayot (entre autres Lucio Duc et Quirino Joly), avec l’aide du Comité des Traditions Valdôtaines d’Aoste. Le beufet, la corne de bouc dans laquelle les anciens soufflaient pour communiquer d’un mayen à l’autre, est l’emblème de la compagnie. La troupe travaille unie pour réaliser textes, décors, costumes et les acteurs Arnayot qui entrent dans la compagnie prennent un nom d’artiste (un vieux nom, un surnom de famille ou un toponyme).
La compagnie de Pollein Le Beurt é Boun avec la pièce La crotta de Lauro.
Une pièce… situations inattendues du quotidien… à la cave. « La pièce de cette année a été écrite par Mery Pont en souvenir de son père Lauro et aussi de Giorgio Celesia, amis et acteurs du Charaban. La pièce raconte ce qui s’est passé quand Lauro était dans la cave – dit Valérie Marguerettaz, qui a donné le relais de la présidence à Rhémy Celesia en décembre 2024–. De plus, cette année, le Beurt é Boun fête ses 30 premières années et pour l’occasion et comme d’habitude, au patron de San Giorgio le 24 avril à la Grand-Place de Pollein, présenterons une soirée de souvenirs et un mélange d’extraits de pièces jouées jusq’au présent. Depuis ses débuts la troupe compte une cinquantaine d’acteurs et collaborateurs ».
La compagnie Le Beurt é Boun est née en 1995, après que l’administration communale demanda à l’inoubliable Giorgio Celesia, vétéran du théâtre décédé le 14 novembre 2024, de créer un nouveau groupe théâtral pour fêter le patois lors du Concours Cerlogne à Pollein. Depuis lors, elle amuse son public, mais s’amuse elle-même pendant les répétitions ; et sur la scène il arrive très souvent que les acteurs se jouent des tours entre eux. La compagnie fait ses débuts au Printemps Théâtral en 2000 et pour l’occasion commence à écrire de nouvelles comédies.





Samedi 26 avril 2025
La compagnie de Verrayes Lo tren avec la pièce Lé Pouentì
Une pièce… la crèation de « Lé Pouentì »… quel exploit céleste ! « Au Printemps feront leurs débuts Marie-Claire Désirée Chapellu, Clovis Lillaz et Stephan Machet, nouvelles entrées dans la compagnie – dit Corinne Foudon la présidente de Lo tren depuis 2022 –. Merci a « Mandì » pour avoir écrit avec nous la pièce qui est un hommage au créateur de l’Arboretum, l’illustre chanoine Pierre-Louis Vescoz (1840/1925), cent ans après sa mort et, en son honneur, la Commune de Verrayes et ses associations consacreront d’autres événements au cours de l’année».
Née en 1993 par la volonté de Giuliana Cerise qui a écrit la première pièce, le nom de la compagnie rappelle la peur des Véayòn pour le transport ferroviaire et l’angoisse de l’énorme nuage noir le long de la Doire Baltée accompagné par un bruit terrible. Après la grande inondation du 2000, qui a détruit beaucoup de matériel, le groupe a dû faire une pause, mais en 2006 grâce à Elena Foudon, l’activité théâtrale reprend.
Au fil du temps Lo Trèn a toujours présenté des pièces amusantes et originales. Depuis 2019 Joël Cena et Rouja Meynet, parmi les acteurs de Lo Trèn, ont commencé à suivre les très jeunes de la compagnie pour les faire jouer aussi dans des pièces autonomes. Ce groupe est appelé Lo Pitché Trèn qui à partir de 2025 est suivi par Rouja Meynet et Mathieu Yeuilla.
La compagnie de Saint-Christophe Le Badeun de Chouélèi avec la pièce Alén trouì Pappa Tsalénde!
Une pièce… le rêve de cinq jeunes amis de rencontrer le Père Noël. «La jeune Sophie Cugnach fait son entrée au Printemps après ses débuts au Carnaval de Sorreley – dit Silvana Cheney metteur en scène et actrice -. L’idée de la pièce de cette année est née des jeunes de la compagnie et même si c’est un défi, c’était amusant la réaliser. Par ailleurs, Lidia Henriet a passé le relais de la présidence, fin 2024, à Matteo Barrel qui déclare que pour moi c’est un honneur et une grande responsabilité de succéder à une figure aussi importante que Lidia qui reste cependant notre présidente d’honneur».
La compagnie est née en 1992, à l’occasion du carnaval de Sorreley, dans le but de s’amuser, d’amuser le public et de passer du bon temps en bonne compagnie. Les pièces sont écrites par la troupe même, dirigée au début par Magui Bétemps et aujourd’hui, par Silvana Cheney dans le double rôle d’actrice et responsable de la mise en scène.
Pendent son histoire, Le Badeun de Chouélèi a connu, de temps en temps, un changement de génération.




Samedi 3 mai 2025
Les compagnies théâtrales Le Squiapeun et Le Gantaléi sur scène au Théâtre Splendor
Le samedi 3 mai 2025, à 21.00, le Théâtre Splendor d’Aoste accueillera la Huitième soirée du Printemps Théâtral, dans le cadre de sa 44e édition. L’événement, organisé par la Fédérachon Valdoténa di Téatro Populéro (FVTP) avec le soutien de la Région Autonome Vallée d’Aoste, mettra en scène deux compagnies théâtrales locales : Le Squiapeun de Bionaz et Le Gantaléi de Valgrisenche. La soirée sera enrichie par des pauses musicales avec les performances de Mattia Berger, Vincent Gerbore et Michel Juglair.
La compagnie Le Squiapeun présentera deux œuvres. La première, Rendez-vous avouì l’amoû, est une comédie écrite par la compagnie elle-même, inspirée du format télévisé “C’è posta per te”, mais située à Bionaz. La deuxième pièce, Totta eungn’atra tita, est un texte de Christian Duclos qui explore les malentendus et les situations comiques entre un homme, une femme et leurs familles respectives. Fondée en 1979 par Ezio Barailler, la compagnie est connue pour ses spectacles drôles et surprenants. Cette année, Francesco Petitjacques et Hugette Barailler reviennent sur scène, marquant la continuité de la troupe, qui participe au Printemps Théâtral depuis 1984. La compagnie, qui a également un répertoire d’œuvres écrites par des auteurs locaux, s’efforce toujours de présenter des histoires comiques et originales.
La deuxième compagnie de la soirée, Le Gantaléi, proposera La lemiéye (La lumière), une pièce écrite par Margherita Angeli et Laura Gerbelle. Le spectacle raconte l’arrivée de l’électricité dans les villages, avec une attention particulière aux anecdotes et traditions locales. L’histoire se développe à travers une série de séquences vidéo illustrant la vie quotidienne dans les années 1920, lors de l’introduction du courant électrique à Valgrisenche. Fondée en 2002, la compagnie se distingue par sa capacité à mettre en scène des histoires de la tradition populaire valdôtaine, toujours avec une touche de légèreté et de divertissement. Roberto Barrel, président de la compagnie, a souligné que chaque spectacle est une occasion de raconter les histoires du passé avec le sourire, en cherchant à maintenir vivantes la culture et les traditions de la communauté de Valgrisenche.




Samedi 10 mai 2025
Le rideau tombe sur le Printemps Théâtral avec deux compagnies emblématiques du théâtre en patois
Le samedi 10 mai 2025 à 21.00, le rideau du Théâtre Splendor d’Aoste s’ouvrira pour la dernière soirée de la quarante-quatrième édition du Printemps Théâtral, manifestation organisée par la Fédérachon Valdoténa di Téatro Populéro avec le soutien de la Région Autonome Vallée d’Aoste dans le cadre de la Saison Culturelle 2024-2025. Deux compagnies historiques du théâtre en patois seront à l’honneur : Lou Tracachemèn de Cogne et Lé Béguiò de Valtournenche, avec des pauses musicales animées par les musiciens de Cogne.
Lou Tracachemèn présentera In noou cas pe lou coummisérou Montèabàn, une nouvelle comédie écrite par Andrea Cavagnet, acteur et président de la troupe, qui met en scène une affaire absurde confiée au célèbre commissaire Montalbano, cette fois confronté à une histoire de cocus inspirée de faits réels survenus à Cogne. La compagnie est née en 1974 de l’enthousiasme de jeunes cogneins, poussés par la poétesse Reine Bibois, qui lui a également donné son nom signifiant « la préoccupation ». Dissoute en 1979, elle renaît en 1999 à l’occasion du vingtième anniversaire de la mort de Bibois. Lou Tracachemèn participe pour la première fois au Printemps Théâtral en 2001 et poursuit depuis son engagement dans la valorisation du patois et des traditions de Cogne, dans un esprit de fête et de forte cohésion.
Lé Béguiò montera sur scène avec Y é to rèlatif, une pièce née d’une idée d’Alessandro Castellaro et développée collectivement par la compagnie, avec une musique originale de Patrick Follin. Le spectacle aborde de manière humoristique le thème des stéréotypes de genre, dans le style caractéristique de la troupe fondée en 1960 par Jacques Pession et Pierino Brunodet. La soirée marquera également les débuts d’un nouveau groupe de jeunes acteurs, formé lors d’un atelier de théâtre lancé en novembre dernier pour les enfants de 10 à 15 ans. Ils ouvriront la soirée avec le sketch Lo Bavul, écrit par Jolaine Hancock, Chantal et Pascale Pession, qui revisite avec humour et imagination la conquête du Cervin.
Pour la troupe adulte, Hans Pession, Andrea Nicole Ferraris et Geraldine Barmasse feront leurs débuts au Printemps Théâtral. Pascale Pession, présidente de Lé Béguiò depuis 2023, a souligné l’énergie et la cohésion du groupe de jeunes et la volonté de proposer un spectacle fluide et rythmé, capable de captiver le public tout en restant fidèle à l’esprit du théâtre populaire valdôtain.


La remise des certificats de mérite
La Fédérachon Valdoténa di Téatro Populéro a clôturé la 44e édition du Printemps Théâtral par une soirée conviviale et festive qui s’est tenue le samedi 17 mai 2025, à Gressan. L’événement, animé musicalement par DJ Ciccio, a rassemblé les passionnés de théâtre dans une ambiance chaleureuse.
Cette soirée de clôture a aussi été l’occasion de remettre un certificat de mérite à sept compagnies parmi les dix-sept ayant participé à l’édition 2025, en reconnaissance de leur contribution artistique remarquable lors des représentations qui se sont déroulées au Théâtre Splendor entre le 15 mars et le 10 mai.
Voici les compagnies distinguées, avec la motivation associée à leur prix :
- La Tor di Babel (communes mixtes) : pour avoir porté l’Art sur scène avec intensité et créativité.
- Le Digourdì de Charvensod : pour l’utilisation innovante de la vidéo dans la mise en scène.
- Le Tan pe ri-ye de Saint-Marcel : pour un langage scénique adapté aux plus petits, touchant le jeune public.
- Le Redzetón de l’Abé de Saint-Nicolas : pour un début sur scène particulièrement fort et prometteur.
- Lo tren de Verrayes : pour une scénographie originale et “vivante”, véritable protagoniste du spectacle.
- Le Gantaléi de Valgrisenche : pour avoir traité avec humour et intelligence un sujet historique.







Pubblicato / aggiornato
il 19/05/2025 alle 09:32
Categoria:
Cultura