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2004 – Rien qu’une vache – Le foin valdôtain

Les vaches sont des herbivores qui doivent se nourrir d’herbe fraîche ou de foin. Cela est évident. Mais il n’est pas tout aussi évident de comprendre que la production de fourrage au sein de chaque exploitation agricole peut être insuffisante par rapport au nombre de têtes ou qu’elle peut présenter des carences du point de vue nutritionnel.
Les exploitations agricoles qui ne peuvent pas compter sur une surface adéquate louent alors des prés à d’autres propriétaires. C’est le cas, par exemple, de Giorgio Pomat qui, pour satisfaire les exigences de son exploitation, compte sur une surface de 15 mille hectares repartis entre Gignod, Etroubles et le lieu-dit Buthier.

Dans le cas des Pomat, qui effectuent deux coupes en montagne, sur des terrains mal adaptés à l’emploi d’engins mécaniques, la coupe, le séchage, le tournage, le confectionnement des bottes, leur transport et leur stockage sont des opérations lourdes, qui occupent la famille entière pendant une quarantaine de jours chaque année.

La qualité du foin est importante pour la santé du bétail et pour s’assûrer une production de bon lait en quantité suffisante pour garantir la rentabilité de l’exploitation. Des évaluations sont donc indispensables et elles ne peuvent pas être exclusivement empiriques.

Les Pomat ont décidé de s’adresser à un vétérinaire alimentariste, mais il y a d’autres professionnels qui peuvent être un point de répère important pour les éleveurs. Ce sont les techniciens du secteur agronomique

Ce sont ces professionnels, alors, qui conseillent aux éleveurs de faire analyser leur foin lorsqu’on leur signale le désir de soigner et d’améliorer la qualité de l’alimentation de leurs vaches ou l’existence de quelques problèmes à l’intérieur de l’étable. Ces problèmes peuvent concerner une production insuffisante, une qualité du lait imparfaite ou des patologies des animaux. Les techniciens opèrent avant tout une analyse visuelle du foin.

Lorsque l’analyse en laboratoire s’avère nécessaire, les procédés sont standardisés

Une fois l’échantillon recueilli, on l’amène au laboratoire du service développement des produits agro-alimentaires de l’assessorat régional de l’Agriculture. Ce laboratoire, opérationnel dès les années Soixante-dix et qui garantit des procédés d’analyse certifiés, effectue des tests qui permettent d’aboutir à des résultats

Le foin valdôtain a des caractéristiques assez spécifiques.

Les caractéristiques du foin varient donc sensiblement en raison de toute une série de facteurs : l’emplacement des prairies, la composition des terrains, la situation climatique, la date de la coupe.

Nous avons dit, au début de notre émission, que les exploitations agricoles valdôtaines doivent souvent intégrer les quantités fourragères produites. Elles le font en louant des terrains, mais cela peut être encore insuffisant

Il est donc indispensable de connaître la qualité du foin qu’on achète à l’extérieur

Pour dire la vérité, il faut reconnaître que les vaches ont leur propres prédilections alimentaires

Toutes ces démarches scientifiques pourraient choquer un peu ceux qui considèrent l’élevage comme le terrain de la tradition ; mais les bénéfices du progrès ne doivent pas être sousestimés et, surtout, ils doivent être encadrés dans un contexte général de nouveaux procédés

Au cours de cette émission, nous avons parlé des caractéristiques alimentaires du foin et des stratégies d’individuation des rations alimentaires adéquates aux exigences des vaches et de productivité de l’exploitation agricole. Mais des interventions d’amélioration peuvent être apportées également au moment de la gestion des prairies (lutte contre les mauvaises herbes, fumure et arrosage), de la coupe et du stockage. Nous en parlerons au cours du prochain rendez-vous avec « Rien qu’une vache ? »

Pubblicato / aggiornato il 14/09/2020 alle 20:30
Categoria: Economia e Lavoro / Video