Rien qu’une vache – Alpages ouverts
La Rosetta… Cima Miracoli… Luséney… Pointe Tzan…, et à ses pieds, le Bivouac Tzan : voici le panorama époustouflant que nous pouvons observer d’ici. Où somme- nous ? Dans le Vallon de Chavacour, à Torgnon, et plus précisément à .2267 mètres, dans l’alpage de Vaëton. Un alpage qui s’apprête à accueillir six cent personnes. Six cent personnes ? Et Comment cela se fait-il ? Et bien, aujourd’hui c’est une journée spéciale pour Vaëton : c’est la journée d’Alpages ouverts.
Et le grand public paraît être très intéressé à ce genre d’initiative. En effet, les gens continuent à arriver : à pied, en voiture, avec le bus mis à la disposition par l’organisation, et même à cheval. Certains admirent les montagnes, d’autres se reposent après la promenade et, comme nous l’avons entendu, d’autres encore en profitent pour chanter ensemble. Et si le climat de fête est une conséquence de cette journée, sa finalité est celle de connaître la vie d’alpage, et bien sûr, les conducteurs de cette exploitation.
Passion qui a mené Samuele Mus à gérer cet alpage avec l’aide de toute sa famille : sa femme Lidia Brunod, et ses quatre fils. Aujourd’hui, pour eux, la journée est encore plus fatigante : il faut non seulement accomplir le travail du quotidien à l’alpage mais également accueillir les touristes. Cependant, il s’agit d’un rendez-vous spécial.
Et si, autrefois, l’alpage de Vaëton était difficile d’accès, n’avait pas l’électricité et n’offrait qu’une structure peu confortable pour y vivre, aujourd’hui il se présente d’une façon bien différente.
Elso Mus est dans la fromagerie, en train de s’occuper de la Fontina avec son petit cousin Joël, qui observe avec attention. Pendant ce temps, les organisateurs préparent la polenta, les chanteurs chantent et les touristes contemplent, curieux, le mode de vie de la montagne. Mais dans ce tableau il manque encore quelque chose. Ah oui, bien sûr ! Où sont les vaches ? Elles sont encore au pâturage et tout le monde attend le troupeau. Ça y est, les voilà ! C’est Eleonora la première à apercevoir l’arrivée des bovines.
Les voici, le pas tranquille, qui arrivent à l’étable, accompagnées par le petit Didier, un des petits-fils de Samuele Mus. La rencontre entre touristes et troupeau est étonnante : si les premiers sont impressionnés par ce spectacle, il faut dire que les vaches aussi sont curieuses de voir autant de monde. L’étable de Vaëton est très lumineuse. Elle accueille des bovines de race autochtone : pie noire, pie rouge et châtaines. La structure est en pierre à l’extérieur et en béton à l’intérieur, avec une entrée au centre pour le troupeau, et une sur le côté pour les ouvriers.
Les touristes n’osent pas encore entrer dans l’étable ; ils le feront après, au moment de la traite. Pour le moment ce sont les collègues éleveurs qui observent le troupeaux. Alpages ouverts c’est donc ça : une vitrine de présentation de l’activité agricole pour les touristes et pour les éleveurs.
Nous avons, nous aussi, très envie de connaître la souveraine de l’alpage, en matière de production: la Fontina. Nous nous rendons alors à la fromagerie, où Elso est en train de préparer le fromage. Pour lui aussi ce travail est riche d’émotions, surtout aujourd’hui.
Nous attendons patiemment la fin de cette opération. Entre temps nous écoutons comment les temps ont changé pour l’alpage de Vaëton.
Il faut du calme, quand on est fromager, mais d’ici nous entendons la musique, ainsi que le brouhaha des gens qui continuent à arriver, nous décidons alors de faire un petit tour dehors. Tout le monde commence à prendre place aux tables aménagées à l’extérieur de l’étable. Les techniciens de l’AREV ont préparé des tickets pour mieux organiser la distribution des dégustations, tandis que les conducteurs de l’alpage continuent leur double travail : celui agricole et celui d’accueil.
Et du moment qu’on est chez les Mus, il faut bien connaître les maîtres des lieux qui, à la question « comment procède cette journée », nous répondent ainsi :
La queue pour le repas commence à se former. Les gens, petit à petit, s’approchent du buffet en plein air en bavardant et en observant le milieu. En les écoutant parler on entend un tas de langues différentes, ce qui montre que les touristes arrivent de partout. Il y en a même un, en particulier, que nous avons vu arriver à cheval, venant tout droit du sable du désert elle est passée au tapis verdoyant du Vallon de Chavacour.
De l’Égypte à Torgnon… quel voyage ! Mais comment est-elle arrivée ici à Alpages Ouverts ?
Initiative dont l’une des finalités est de faire connaître les produits d’alpage, il faut alors retourner à l’intérieur pour voir comment procède la travail de la Fontina. Les touristes ont envahi la fromagerie et Luigi Mus est en train d’expliquer les phases de la fabrication.
Tandis que son frère Elso fait le travail…
Travail presque terminé, les touristes observent et prennent des photos. À la fin, chapeau au fromager et des applaudissements bien mérités !
Pour remercier de cette ovation, Elso fait un petit cadeau au public : ce sont les résidus de la dernière cueillette de la chaudière, ce que l’on appelle en patois « la Pinna » .
Qui paraît d’ailleurs être très appréciée.
Il ne reste qu’à fermer les moules, les presser et, pour aujourd’hui, le fromager a terminé son travail.
Le temps de sortir et nous trouvons tout le monde à table : polenta, brossa, lait et Fontina sont servis ! Ça doit être rudement bon, du moment qu’on se lèche les doigts… ou mieux, les mains !
Mais est-ce que les propriétaires de l’alpage s’attendaient à tout ce succès ?
L’après-midi se poursuit entre chants, folklore, artisanat et compagnie, mais le travail d’alpage n’en n’est pas pour autant fini. Le moment de la traite est arrivé et le public se rend à l’étable. La journée sera encore longue pour les Mus, tandis que les touristes commencent à partir, heureux de cette visite à l’alpage.
Michele Engaz selle son cheval pour ramener les touristes à la maison, les amis des Mus continuent la fête et, petit à petit, les visiteurs amorcent la descente vers Torgnon. On peut alors faire un bilan de cette journée pleine d’émotions.
Le futur d’alpages ouverts on l’a vu, mais que sera celui de Vaëton ?
Le voici le futur de cet alpage… et il est déjà à l’œuvre. Vous voulez parier ? Je vous le donne en mille : c’est l’orgueil de son papa. Oh oui ! Aucun doute ! Ce ne sont pas des larmes qu’on voit là ?
Pubblicato / aggiornato
il 06/09/2021 alle 20:30
Categoria:
Cultura / Video