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Union Valdôtaine : un congrès consacré à l’évolution des Statuts

L’Union valdôtaine a réuni ses adhérents et sympathisants samedi 16 mai 2026, à Courmayeur, pour un congrès national thématique dédié aux statuts.

Au cœur de la rencontre, la réflexion sur un texte considéré comme fondateur. « Les statuts constituent le pilier démocratique et la charte fondamentale de l’Union valdôtaine. Ils définissent ses principes, organisent sa vie interne et garantissent la continuité de son engagement au service du peuple valdôtain. Les préserver signifie rester fidèles à notre identité ; les actualiser signifie donner au mouvement les instruments nécessaires pour répondre aux défis du temps présent et préparer l’avenir avec force, clarté et cohérence. »

Le congrès s’est ouvert par les allocutions de bienvenue et Luciano Caveri a souligné l’importance de définir la rencontre comme un « congrès national ». Après lui, le syndic de Courmayeur, Roberto Rota, a souhaité la bienvenue aux participants et a exprimé le souhait que cette réforme puisse renforcer l’Union, la Région et l’autonomie. Stefano Campese, président de la section locale unioniste, a souhaité que ce travail, qui trouve sa conclusion en montagne, puisse aider à retrouver le foyer de la famille valdôtaine, de la famille unioniste.

Le président de l’UV, Joël Farcoz, a déclaré : « Nous arrivons à ce rendez-vous après des mois de travail sérieux. Nous revendiquons la volonté de représenter toute la communauté valdôtaine : les stations touristiques et les villages de montagne, les centres et les périphéries, les zones fortes et celles plus fragiles. Nous consacrons cet après-midi à nos statuts parce que nous voulons et pouvons choisir pour nous-mêmes. Ce que les partis nationaux ne peuvent pas faire. Je ne voudrais jamais voir la Vallée d’Aoste gouvernée par quelqu’un qui ne réside pas ici et ne connaît pas notre réalité.
Nous avons obtenu presque 32% des suffrages aux élections régionales de 2025. Il n’y a pas d’élection directe du président de la Région. Des approfondissements juridiques ont été réalisés pour interpréter correctement la loi : deux avis étaient favorables et un contraire. Sur cette base, la majorité régionale a pris sa décision et Renzo Testolin a été élu président de la Région.
La sentence du 2 mai nous a imposé de comprendre les conséquences. La discussion a été serrée et la conclusion claire : il ne fallait pas bloquer l’administration et le recours a suspendu les effets de la sentence. Après la décision d’appel, les choix seront faits avec le même sens de responsabilité. Nous refusons des leçons de la part de ceux qui confondent la politique et la magistrature. Tout débat est légitime, mais nous devons être conscients que nos actions ont des conséquences et nous avons choisi d’agir plutôt que d’attendre
».

Le bureau de présidence a été composé de Joël Farcoz, Patrizia Morelli, Amedeo Follioley, Michel Savin, Frédéric Piccoli (président), Diego Empereur, Giuliana Rosset, Giuseppe Rosset et Giuseppina Bal. Le règlement a ensuite été approuvé.

Les travaux ont poursuivi avec l’analyse et le débat autour des modifications proposées. Les lignes de la réforme ont été résumées par le président de la Commission des statuts, nommée en 2022, Diego Empereur : « Les travaux ont commencé au printemps 2023. Après une quarantaine de rencontres, la proposition a été soumise à la conférence des présidents de section le 7 avril, qui ont présenté leurs amendements ».

Un nouveau préambule a été inséré. Dans le premier article, a été introduite la mention selon laquelle l’UV est issue de la Résistance et de la lutte contre le fascisme, et qu’elle se rattache aux principes d’un fédéralisme personnaliste et global. L’adjectif « ethnique » a été supprimé au profit de la définition de minorité nationale.

À l’article 2, il est mis en évidence que l’Union valdôtaine poursuit son action et incarne l’aspiration historique du peuple valdôtain à l’autogouvernement. L’UE est désormais définie comme une Europe des peuples et des régions.

À l’article 4, il est précisé que la reconnaissance du mouvement est liée au symbole et aux dénominations (y compris sous forme abrégée).

À l’article 5, le siège est fixé à Aoste, au 29 avenue des Maquisards.

À l’article 7, la preuve d’inscription est soumise aux règles relatives à la protection des données personnelles. Il est également prévu que des réductions de cotisation puissent être introduites pour les 19-30 ans.

À l’article 8, il avait été proposé que, après avoir quitté l’UV, les personnes puissent demander leur réadhésion après cinq ans, mais sans être éligibles au Conseil régional pour la législature suivante. Le président Farcoz a suggéré de confier cette question aux prud’hommes sans l’inscrire dans les statuts. La section d’Aoste a proposé que les inscrits élus dans des conseils municipaux sur des listes différentes perdent leur adhésion. La proposition n’a pas été approuvée, car elle pourrait compliquer les élections dans les petites collectivités locales.

À l’article 9, il avait été proposé que la Jeunesse valdôtaine et les Femmes valdôtaines bénéficient de 10% du « deux pour mille ». L’amendement a été retiré après modification de l’article 10, qui prévoit désormais que le programme d’activités de la Jeunesse sera financé par le mouvement.

L’article 12, concernant le Lion d’or, a été supprimé dans l’attente de mieux définir les conditions d’attribution.

À l’article 13, l’ancien article 8 a été confirmée : la langue italienne est reconnue comme langue officielle de la République, mais les adhérents sont invités à utiliser les langues française et francoprovençale.

À l’article 15, il avait été demandé au mouvement de protéger ses élus jusqu’à une condamnation définitive, mais l’amendement a été retiré car – par cette formulation – il aurait également couvert des délits contre les personnes.

À l’article 16, il est prévu que, dans une commune de moins de 500 habitants, cinq personnes suffisent pour créer une section (non issues de la même famille).

À l’article 17, il est prévu que les personnes puissent s’inscrire dans une section différente de celle de leur Commune de résidence, à condition d’en informer la section compétente.

À l’article 19, la répartition des ressources aux sections est décidée par le siège central sur la base du nombre d’adhérents et des activités organisées.

À l’article 20, il est prévu que les sections souhaitant se dissoudre doivent en informer les adhérents concernés et établir un procès-verbal indiquant les raisons du choix.

À l’article 21, il est prévu que les organes restent en fonction d’un congrès à l’autre.

À l’article 23, il est précisé que les congrès peuvent être ordinaires, extraordinaires ou thématiques.

L’article 25 est jugé fondamental : le nombre de délégués aux congrès par Commune est de trois, auxquels s’ajoutent d’autres en fonction des résultats obtenus dans les pôles de dépouillement centralisés (un délégué supplémentaire pour chaque section du pôle tous les 100 voix). Des ajouts peuvent également être faits sur la base des indications du Comité central.

À l’article 29, il est prévu que le Conseil ratifie l’élection du Comité. Il avait également été demandé d’augmenter la représentativité de la Ville d’Aoste dans les organes du mouvement ; l’amendement a été retiré et transformé en suggestion de principe.

À l’article 30, il est fait référence à la présence des femmes dans le Comité fédéral, avec l’obligation qu’elles représentent au moins un tiers.

À l’article 32, il est prévu que les Femmes valdôtaines et la Jeunesse puissent désigner un membre suppléant en cas d’absence du titulaire aux réunions du Conseil fédéral (à condition d’être inscrits à l’UV).

À l’article 34, le Conseil se réserve la possibilité de proposer des solutions alternatives aux listes et programmes présentés pour les élections municipales.

À l’article 35, il est prévu que les présidents des Commissions puissent être des non-élus.

À l’article 36, il est prévu que le responsable de la communication soit nommé par le Comité fédéral.

À l’article 37, le Comité fédéral est autorisé à modifier le statut conformément aux demandes des Commissions compétentes du Gouvernement italien.

À l’article 39, il avait été proposé (puis retiré) que les membres élus ne puissent pas exercer de fonctions au sein de l’Union valdôtaine. L’amendement visant à permettre aux Femmes valdôtaines et à la Jeunesse d’être représentées par un délégué substituant le membe effectif aux réunions du Comité fédéral a été rejeté.

À l’article 41, il a été décidé que les libéralités peuvent être acceptées dans les limites prévues par la loi.

À l’article 42, il a été proposé que les candidats à la présidence du mouvement justifient d’au moins les cinq dernières années d’adhésion. Ce point a suscité des tensions qu’on peut identifier comme conséquences de la réunification. Le président Farcoz a suggéré d’approuver l’amendement tout en en reportant l’application à après le congrès d’octobre 2026 pour certains organes. Seules quelques personnes ont applaudi cette proposition. La question de la rémunération du président a été renvoyée au Comité fédéral.

À l’article 46, il est prévu que les candidatures des prud’hommes proviennent des sections.

À l’article 53, la référence à la loi régionale sur les trois mandats consécutifs a été supprimée, mais la règle a été maintenue.

À l’article 54, il est prévu que l’UV puisse désigner un responsable du traitement des données.

L’article 55 est nouveau et précise que l’UV est une organisation à but non lucratif ; en cas de dissolution, le Conseil décidera de la destination du patrimoine, qui ne pourra en aucun cas être distribué entre les adhérents.

L’approbation finale n’a pas été unanime : un délégué s’est abstenu.

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