La 45e édition du Printemps Théâtral, rendez-vous printanier en francoprovençal organisé par la Fédérachon Valdoténa di Téatro Populéro (Fvtp) et soutenu par la Région autonome Vallée d’Aoste à côté de la Saison culturelle 2025/26, fera ses débuts le samedi 7 mars 2026 à 21h au Théâtre Splendor.
Selon le calendrier ci-joint, au cours des 8 soirées, 15 compagnies valdôtaines de théâtre populaire joueront des pièces drôles jusqu’au dernier spectacle, le samedi 16 mai, et chaque soirée sera animée, entre une pièce et l’autre, par des musiciens.
« Je suis heureux de présenter la 45e édition du Printemps Théâtral et je me réjouis que les compagnies La Cabala de Ayas e La Betize de Aymavilles sont de retour sur scène après quelques années d’absence – dit Yro Porliod président Fvtp – Merci à toutes les compagnies, à la Région Autonome Vallée d’Aoste pour son soutien constant, à la Commune de Châtillon où est notre siège et tous ceux qui ont contribué à la réalisation de cette nouvelle édition printanière. Édition que nous espérons attirera un public nombreux, comme l’an dernier, et pourquoi pas ? Encor plus ! ».
Samedi 7 mars – La Tor de Babel
À 21h au Théâtre Splendor, avec la pièce « Eun po eun devàn, eun po eun dérì » présentée par la compagnie La Tor de Babel (Communes mixtes), il y aura des pauses musicales pendent la soirée qui sera enrichie, après la pièce, par la présentation du CD « Madeleine » de Ruben Voyat (voix et guitare) et de Edoardo Milleret (accordéon).
Une pièce… avancer ou s’arrêter ?
« Cette année ce sont les jeunes de La Tor de Babel qui se sont impliqués dans l’écriture de la pièce et, puisque seule notre compagnie se produira dans l’ouverture du Printemps, nous avons proposé, pour embellir le samedi soir, la présentation du cd « Madeleine » de notre Ruben Voyat et de Edoardo Milleret – dit Myriam Clusaz, la metteuse en scène de la pièce.
La Tor de Babel est née en 1993. Une troupe « hors des confins » qui réunit acteurs qui viennent de différentes municipalités de la Vallée d’Aoste unie pour le plaisir de fée riye, ameuzé, danché, tsanté é reboudjé lo queur é l’ama et qui refuse la vulgarité et la banalité. Depuis ses débuts, la compagnie a compté plus de 150 participants sur scène, qui, grâce à leurs patois respectifs, ont incarné des centaines de personnages. La Tor de Babel a remporté le Prix Magui Maquignaz en 2008 et l’un de trois en 2016, respectivement avec les pièces «Payoule» écrite par Ettore Champrétavy et Paul Vallet et «La Caèya».



Samedi 14 mars
À 21h, les compagnies théâtrales entreront en scène et seront: La Compagnì dou Beufet de Arnad et Lou Tracachemèn de Cogne. La soirée sera animée par des pauses musicales.
La Compagnì dou Beufet « Piot ou véhtì, toujour falì ! » (Nudo o vestito, sempre fallito!)
Une pièce… inspirée à «L’Uomo Nudo e l’Uomo in frak» de Dario Fo.
« Cette année Jacques Joly, âgé de dix-huit ans, a rejoint la compagnie de théâtre et c’est toujours une excellente nouvelle quand quelqu’un souhaite s’impliquer – dit Riccardo Praduroux, président de La Compagnì dou Beufet depuis 2022 – Pour la pièce, j’ai rappelé que déjà dans le passé, La Compagnì dou Beufet, quand jouai aussi mon père Claudio, avais mis en scène des œuvres de Dario Fo, un grand artiste avec des idées extravagantes, mais écrites de manière claire et rigoureuse. J’ai donc proposé à la compagnie de rechercher un texte de sa plume, en l’adaptant au temps dont nous disposions pour préparer ce Printemps, où, contrairement aux précédents, nous jouons le deuxième soir. Écrire, de plus, une pièce à partir de zéro c’est une chose, mais avoir déjà une bonne base, comme l’ouvre qui nous a inspirés, c’est tout autre chose ».
La Compagnì dou Beufet est née le 12 janvier 1963 débutant à l’école élémentaire à l’occasion d’une véillà organisée par un des jeunes Arnayot (parmi lesquels Lucio Duc et Quirino Joly) avec l’aide du Comité des Traditions Valdôtaines d’Aoste. Le beufet, la corne de bouc dans laquelle les anciens soufflaient pour communiquer d’un mayen à l’autre, est l’emblème de la compagnie. La troupe travaille unie pour réaliser textes, décors, costumes et les acteurs Arnayot qui entrent dans la compagnie prennent un nom d’artiste (un vieux nom, un surnom de famille ou un toponyme).
Lou Tracachemèn « Fa trouvé na soluchón ! »(Bisogna trovare una soluzione!).
Une pièce… il existe une solution même pour les arnaques.
« L’idée de la pièce est née de faits d’actualité qui sont ici dramatisés et rendu dans un contexte humoristique et c’est bien que trois jeunes, Ethan Berard, Sophie Gratton et Stefano Filippini, aient rejoint la compagnie cette année. Jeunes qui apportent de l’enthousiasme » dit Roger Savin autour de la pièce et acteur pendant une quinzaine d’années dans Lou Tracachemèn.
La compagnie Lou Tracachemèn a été créé par des jeunes gens de Cogne en 1974. C’est Reine Bibois, poète de Cogne, qui l’appela ainsi en observant le désir et l’engagement des acteurs pour la bonne réussite. En effet, le nom signifie « la préoccupation ». En 1979 la compagnie est dissoute, mais renaît en 1999 à l’occasion de la commémoration de la mort de Reine Bibois, grâce à la volonté de quelques jeunes. Lou Tracachemèn participe pour la première fois au Printemps Théâtral en 2001 avec le but de conserver le patois, les traditions de la Vallée de Cogne et faire sourire toujours, sans oublier l’esprit du groupe… fare féta touit le dzor de l’en… sur les notes du refrain de l’hymne : « Na bonna boutèille de vén, na bonna boucounò en compagnì, na tsensòn é na danche, l’é tot lou pi dzen ».






Samedi 21 mars
La 45e édition du Printemps Théâtral présentera samedi 21 mars à 21h au Théâtre Splendor, les compagnies Le Gantaléi de Valgrisenche et La Cabala de Ayas. La soirée sera animée par des pauses musicales.
Le Gantaléi « Su é ba pe lo Col-dou-Mon » (Su e giù per il Col du Mont).
Une pièce… Col-du-Mon, fin du XIXe siècle… trafiquants, ramoneurs et un peu d’amour.
« Cette année les très jeunes Clément et Yannick feront leur début sur scène. C’est une bonne chose pour l’avenir de la compagnie et j’espère qu’ils seront une source d’inspiration pour d’autres jeunes -dit Roberto Barrel, président depuis le début de Le Gantaléi – Comme d’habitude nous aimons mettre en scène histoires d’antan de notre pays, pour en préserver la mémoire. Nous espérons que cette année encore, pour tout le monde, la pièce sera une histoire à découvrir et bien sûr amusante ».
En 2002 Margherita Angeli et Laura Gerbelle, travaillant avec les enfants de l’école, ont décidé de créer Le Gantaléi qui signifie « eun que l’ou pa moouréi », pratiquement un éternel enfant ! La compagnie débute au Printemps 2004 et a remporté l’un des trois Prix Magui Maquignaz en 2015, 2016, 2017 et 2018. Ses pièces ne sont jamais grossières et volontairement amusantes, parce que « pour pleurer on a toujours le temps ».
La Cabala « La chance l’à li galésón rouza » (La fortuna ha le mutande rosa).
Une pièce… surréelle… où le protagoniste croit que la chance arrive enfilant slip rose.
« Après notre dernière Printemps en 2019, nous serons enfin de retour sur scène avec la pièce « La chance l’à li galésón rouza » qui nous avions déjà préparé pour l’édition 2020, mais puis la pandémie… – dit Valentino Follioley, le président de La Cabala – Pour le titre j’ai emprunté la chanson homonyme de Cochi e Renato pour développer une pièce particulière et amusante, très amusante j’espère, qui est née mettant ensemble des épisodes quotidiens, pris aussi par la télévision et la radio, qui m’ont marqué au fil du temps. Bonne chance également à Adriana Giulio et Donato Fosson qui, ayant rejoint la compagnie, feront leur début ».
La Cabala, née après un cours de patois où un groupe d’amis s’est retrouvé à faire du théâtre s’amusant beaucoup, a débuté à la « Fita di Téatro » le 5 octobre 2013 à Saint-Marcel avec un nom qui distingue l’ironie propre aux gens de la Val d’Ayas.
L’année suivante elle entre dans la Fédérachon Valdoténa di Téatro Populéroet après quelques représentations locales, avec la juste énergie, en 2016 se présente, pour sa première participation au Printemps, avec la pièce « Pericle en galesson » dans le but de faire sourire. C’est un succès, qui fait gagner aux débutants le neuvième Prix Magui Maquignaz.






Samedi 4 avril
La 45e édition du Printemps Théâtral, après un samedi de pause, est de retour sur scène samedi 4 avril 21h auThéâtre Splendor où se produirontles compagnies Le Beurt é Boun de Pollein et Lé-z-amì dou patoué de Nus. La soirée sera animée par le « Duo Strawisky » : Edoardo Milleret (accordéon) et Yannick Vallet (trombone).
Le Beurt é Boun « Le ten soun tchandjà ! » (I tempi sono cambiati!).
Une pièce… il y a de l’air frais au bar du village où se font de nouvelles rencontres surprenantes.
« Chantal Cuaz, nouvelle recrue de la compagnie, fera ses débuts – dit Rhémy Celesia, président de la compagnie depuis décembre 2024– dans une pièce écrite par Mery Pont de A à Z. Nous avons ensuite réparti les rôles en tenant compte de nos aptitudes respectives. Nous espérons que la pièce amusera tout le public et pas seulement le nôtre, qui nous a toujours soutenus ».
La compagnie Le Beurt é Boun est née en 1995, après que l’administration communale demanda à l’inoubliable Giorgio Celesia, vétéran du théâtre décédé le 14 novembre 2024, de créer un nouveau groupe théâtral pour fêter le patois lors du Concours Cerlogne à Pollein. Depuis lors, elle amuse son public, mais s’amuse elle-même pendant les répétitions ; et sur la scène il arrive très souvent que les acteurs se jouent des tours entre eux ! La compagnie fait ses débuts au Printemps Théâtral en 2000 et pour l’occasion commence à écrire de nouvelles comédies.
Lé-z-amì dou patoué « L’è tot én boun trimadzo… ! » (É tutto un bel casino…!).
Une pièce… combien y a-t-il de façons pour contourner la vieillesse… à Nus?
« Après trois ans, Xavier Chèvrier fait son retour sur scène – dit Fabio Henriod, auteur de sa vingtième pièce, acteur et à nouveau président – dans une pièce que j’ai écrite en observant la vie quotidienne de certains habitants de Nus et en écoutant leurs réflexions sur la façon dont leur vie avait été jusqu’à présent ».
Née en 1997 par la volonté de Germain Vuillermoz « pour l’amour du pays et pour ne pas laisser mourir le patois », la troupe est formée par de acteurs très vifs et brillants, qui jouent des pièces écrites par eux-mêmes et qui ont la volonté de s’amuser et d’amuser les spectateurs. Pour la compagnie, le Printemps Théâtral est toujours un grand et attendu événement qui permet de faire du théâtre et de maintenir vivante la tradition en racontant des histoires drôles ou en revisitant la vie quotidienne avec humour, ironie et passion, pour s’améliorer et pour ne pas oublier les ancêtres et leurs œuvres !






Samedi 25 avril
La 45e édition du Printemps Théâtral présentera samedi 25 avril à 21h,au Théâtre Splendor, les compagnies Le Redzetón de l’Abé de Saint-Nicolas et Le Badeun de Chouélèi de Saint-Christophe. La soirée sera animée par le « Duo Strawisky » : Edoardo Milleret (accordéon) et Yannick Vallet (trombone).
Le Redzetón de l’Abé (Compagnie de Saint-Nicolas) : « Vermondo é sa Spéanse ».
Une pièce… un voyage stratosphérique… pour amour de Speranza.
« Cette année font leurs débuts la très jeune Chérie Porliod, Alex Condò et Coralie Vaudan dans une pièce qui nous espérons plaira beaucoup au public, parce que nous avons pris plaisir à la préparer et à attribuer les rôles en fonction des caractéristiques de chaque acteur» dit Stefano Porliod, président de la compagnie.
La compagnie est née le 30 septembre 2024 comme « Le Redzetón de l’Abbé » dans le but de s’amuser et amuser avec de drôles pièces, mais qui font réfléchir. La troupe donne une autre chance théâtrale à Saint-Nicolas après « La Compagnì di Téatro » qui, fondée en 1978 par des jeunes du pays avec l’aide de Henri et Aurelio Armand déjà dans l’ancienne compagnie des années 70, a cessé son activité en 1982.
Le Badeun de Chouélèi (Compagnie de Saint-Christophe) : « Lo fiolet baille a la tita ».
Une pièce… où le fiolet monte à la tête et passe à travers le temps.
« C’est un plaisir de retrouver le Printemps Théâtral que nous vivons avec passion, même s’il y a un peu de tension avant de monter sur scène, mais nous essayons toujours de faire de notre mieux – dit Matteo Barrel, président de la compagnie depuis l’année dernière – J’espère que le public appréciera cette pièce un peu extravagante et qu’il s’amusera beaucoup ».
« Nous avons pris autant de plaisir à écrire la pièce – ajoute Silvana Cheney, metteuse en scène et actrice – qu’à la préparer de manière dynamique et vivante ».
La compagnie est née en 1992 à l’occasion du carnaval de Sorreley, dans le but de s’amuser, d’amuser le public et de passer du bon temps en bonne compagnie. Les pièces sont écrites par la troupe même dirigée par Silvana Cheney dans le double rôle d’actrice et responsable de la mise en scène et au début par Magui Bétemps. Pendent son histoire, Le Badeun de Chouélèi a connu, de temps en temps, un changement de génération.






Samedi 2 mai
La 45e édition du Printemps Théâtral présentera samedi 2 mai à 21h au Théâtre Splendor, les compagnies Lo tren de Verrayeset Lé Béguiò de Valtourmenche.
Lo tren (Compagnie de Verrayes) : « Tradechón, Solidarité, Amitché éntre No-z-otre ».
Une pièce… des histoires imaginaires sur l’origine du jeu de Lo tsan
« Cette année débutent au Printemps Théâtral, Nathalie Yeuilla et les jeunes Axel, Aida, Camelia, Daniel e Kilian -dit Corinne Foudon la présidente de Lo tren depuis 2022 –. Jeunes qui sont entrés grâce au projet éducatif que Lo tren a mis en place dans les écoles de Verrayes et Diémoz afin de sensibiliser les élevés au théâtre en langue francoprovençale. Nous sommes ravis de l’excellente réponse, à laquelle nous ne nous attendions pas du tout. La pièce est simple, juste pour intégrer les enfants pour leur première expérience théâtrale et leur enthousiasme nous donne l’espoir que le public appréciera».
Née en 1993 par la volonté de Giuliana Cerise qui a écrit la première pièce, le nom de la compagnie rappelle la peur des Véayòn pour le transport ferroviaire et l’angoisse pour l’énorme nuage noir le long de la Doire Baltée accompagné par un bruit terrible. Après la grande inondation du 2000, qui a détruit beaucoup de matériel, le groupe a dû faire une pause, mais en 2006 grâce à Elena Foudon, l’activité théâtrale reprend.
Au fil du temps la compagnie a toujours présenté des pièces amusantes et originales et en 2019 Joël Cena et Rouja Meynet, parmi les acteurs, ont commencé à suivre les très jeunes de la compagnie, pour les faire jouer aussi dans des pièces autonomes, créant le groupe Lo Pitché Trèn,suivi l’année dernière par Rouja Meynet et Mathieu Yeuilla et cette année par Rouja Meynet.
Lé Béguiò (Compagnie de Valtournenche) : « La sénan-a blantse ».
Un sketch… avec un voyage étonnant dans la forêt amazonienne.
« Cette année font leurs débuts, au Printemps, Corinne Chatrian dans Le Béguiò et Sofia Spinoni, tandis que intègrent le petit groupe Naj’tari, Kiersten et Tjaden Vesan Vuillermoz et Beatrice Zanotto, choisis parmi les jeunes qui ont participé au stage de théâtre d’hiver organisé à Valtournenche depuis l’an dernier – dit Pascale Pession la présidente de Lé Béguiò depuis 2023 –. Ce qui m’a le plus réjoui, c’est de voir ce groupe d’enfants grandir. De plus ils sont talentueux et ont le don pour la comédie ».
Le nom de la compagnie de Lé Béguiò, née en 1960 d’une collaboration entre deux acteurs des premières années du Charaban (Jacques Pession et Pierino Brunodet), signifie quelqu’un qui se donne des airs, un blagueur, ou alors quelqu’un qui a du génie. Au fil du temps Lé Béguiò a introduit quelques nouveautés, dans ses pièces humoristiques et aussi engagées, pour ce qui concerne la musique, les vidéos et les effets sonores. Parfois, elle a accueilli des acteurs qui ne sont pas valdôtains parmi lesquels il y a eu aussi des « étrangers », devenant, de cette façon, théâtre traditionnel multiethnique.






Samedi 9 mai
- Le Pégno Squiapeun (Compagnie de Bionaz) : « L’écoula ».
- La Betize (Compagnie d’Aymavilles) : « Ieui l’è fenia la flama di djouà d’ivir ».
Samedi 16 mai
- Le Squiapeun (Compagnie de Bionaz) : « Éidjé le couscrì + Que counte… Pe eunna counta ».
- Le Falabrac (Compagnie de Brusson) : « Quinta fin l’a feut Mery? ».
Tickets : 10 euros par personne et 2 euros pour les jeunes âgés de moins de 14 ans (avec pièces d’identité) et pour tous les membres FVTP. Il y a aussi la possibilité d’acheter des abonnements, 4 ou 8 soirées, avec une réduction de 20%, en écrivant à federachonvtp@gmail.com.
Les tickets seront disponibles le soir de chaque spectacle au guichet du Théâtre Splendor (rue Boniface Festaz, 82 – 0165235410) à partir de 20h ou, dès la semaine prochaine, sur le site webtic.it (section Vallée d’Aoste – Saison Culturelle) avec dernière prévente à minuit la veille du jour de chaque spectacle. La place de ceux qui ne se présenteront pas au théâtre entre 21h sera revendue.